La situation sécuritaire reste extrêmement préoccupante dans le groupement de Ziralo, en chefferie de Buhavu, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), où la société civile locale alerte sur une crise humanitaire touchant plus de 48 920 personnes déplacées par les affrontements armés.
Selon ces sources locales, l’agglomération de Chambombo, située dans le village de Nyalugusha, a connu psychose dans la journée du lundi 13 avril 2026.
Initialement passée sous contrôle des Wazalendo, la zone est de nouveau tombée entre les mains de l’AFC-M23 aux environs de 17 heures, après de violents combats.
Dans la même soirée, des éléments Wazalendo, délogés de Chambombo, ont été aperçus sur les collines surplombant les localités de Bishaka et Kabunga, dans le village de Kusisa, toujours en groupement de Ziralo.
Les habitants de Chambombo, Bishaka et Kabunga, qui tentaient de regagner leurs milieux, ont été contraints de fuir à nouveau vers Shanje, dans le village de Lowa-Numbi (groupement de Buzi). Une zone qui, elle aussi, reste plongée dans la peur face à l’évolution de la situation sécuritaire.
Par ailleurs, plusieurs habitations de civils ont été incendiées sur l’axe Bunje-Katale, notamment dans les villages de Bunje et Nyalugusha, lors des affrontements entre les parties belligérantes.
Ce mardi 14 avril 2026, la tension demeure vive sur plusieurs axes stratégiques, notamment à Katasomwa, ainsi que dans les localités de Nyawaronga et Nyamugari (groupement de Mubuku), sans oublier Mwamiidjwi en groupement de Ziralo.
Face à cette insécurité persistante, toutes les écoles du groupement de Ziralo sont restées fermées. La société civile redoute une année blanche pour les élèves et étudiants, si aucune solution rapide n’est trouvée pour stabiliser la zone.
En attendant, des milliers de déplacés issus de plusieurs localités, dont Brazza, Bushege, Kasuru, Lulamba, Kashebere, Ruchuro, Kirambo/Rangira, Mutale, Matutira, Bunje, Buimba, Bunyangungu, Tushunguti et Charamba, vivent dans des conditions précaires dans des zones de refuge comme Lulambo et Biriko, en groupement de Waloa Loanda, territoire de Walikale (Nord-Kivu).
La société civile dénonce l’absence d’assistance humanitaire suffisante alors que les besoins deviennent de plus en plus urgents.
Cette alerte intervient alors que des discussions impliquant certaines parties au conflit auraient récemment repris en Suisse, suscitant des attentes quant à une éventuelle désescalade sur le terrain.
La rédaction

0 Comments