Les chrétiens de la paroisse catholique de Beni-Butsili, en territoire de Beni (Nord-Kivu), ont été appelés à la vigilance spirituelle en ce dimanche de Pâques, célébrant la résurrection de Jésus-Christ, Sauveur de l’humanité.
Dans son homélie prononcée au cours de la troisième messe pascale, le Père Jean Marie Vianney Thaliwatheka a insisté sur la nécessité pour les fidèles de demeurer vigilants, même en période de réjouissances.
« La vigilance spirituelle constitue le premier point de notre exhortation. Même si c’est pendant la fête, toi, enfant de Dieu, tu dois rester vigilant. En toutes circonstances, tu dois invoquer le nom de Jésus, qui est au-dessus de tous les noms, car dans Philippiens, chapitre 2, verset 10, il est écrit : “Tout genou fléchira au ciel et sur la terre” à la gloire de Jésus-Christ », a-t-il recommandé.
Profitant de cette célébration, le célébrant a souhaité une joyeuse fête de Pâques aux nombreux fidèles venus rendre grâce au Créateur pour cette commémoration, considérée comme la plus importante de la foi chrétienne. Il les a appelés à la loyauté ainsi qu’à une consommation responsable et réfléchie durant cette période festive.
Selon lui, « Satan le malin exploite souvent les circonstances festives pour séduire les fidèles moins vigilants », profitant des moments de réjouissances populaires.
Dans la suite de son homélie, le Père Jean Marie Vianney Thaliwatheka a également souligné l’importance du sang versé par le Fils de Dieu pour le salut de l’humanité.
« Lorsqu’on célèbre la fête de Pâques, il y a un élément très important qu’il ne faut pas oublier : la notion du sang. Depuis des lustres, plusieurs tribus à travers le monde utilisent le sang comme pacte. C’est pourquoi la fête de la résurrection de Jésus célèbre la victoire de la vie sur la mort, la victoire du sang de l’Agneau. En référence à Apocalypse, chapitre 12, verset 11, il est écrit : “Ils ont lavé leurs noms dans le sang de l’Agneau” », a-t-il expliqué.
Il a, en outre, rappelé que « si Dieu a choisi le sang pour nous sauver, c’était le sacrifice suprême », tout en mettant en garde ceux qui s’adonnent à des pratiques consistant à verser le sang des innocents pour des raisons inavouées.
Par ailleurs, la prière assidue, l’humilité, la lutte contre le mensonge ainsi que le respect des aînés, quel que soit leur rang social, ont été présentés comme les valeurs essentielles à observer par les fidèles.
Cette homélie était tirée de l’Évangile selon saint Jean, chapitre 20, versets 1 à 9, relatant la découverte du tombeau vide, symbole de la résurrection du Christ.
La rédaction

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