Des frappes attribuées aux rebelles de l’AFC/M23 ont fait plusieurs victimes civiles dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Selon la société civile locale, au moins cinq civils ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’attaques par drones visant des positions des FARDC et des Wazalendo au niveau du point zéro ainsi que dans le groupement de Bijombo.
Ces attaques, survenues le 19 avril 2026, auraient été précédées d’un intense survol de drones dans la zone.
Kelvin Bwisha, acteur de la société civile du Sud-Kivu, alerte sur une aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire.
« Jusqu’à présent, ces rebelles continuent toujours à renforcer leurs effectifs en haut et en bas du plateau et aussi ils font toujours les recrutements forcés. Les jeunes mineurs sont forcément recrutés », a-t-il dénoncé.
Il précise que les drones utilisés ont sillonné la région plusieurs heures avant les frappes : « Ces drones avaient commencé à sillonner dans les groupements de Bijombo depuis environ 17h-18h. Jusqu’à présent, ils continuent toujours à sillonner pour regarder comment cibler d’autres positions des FARDC », a-t-il expliqué.
Dans la même dynamique, d’autres sources locales font état de bombardements intensifs ayant visé les villages de Mikenge, Kalingi et Point Zéro entre 23h samedi et 8h dimanche.
Le bilan provisoire fait état d’au moins huit civils tués et douze blessés, en plus de nombreuses habitations détruites.
Ces frappes auraient été menées à l’aide de drones de type Bayraktar TB2, selon les informations recueillies sur place, dans des zones habitées notamment par des populations Banyamulenge.
Par ailleurs, la société civile accuse les forces de l’AFC/M23 et leurs alliés de poursuivre le renforcement de leurs positions en hommes et en armement, tout en intensifiant des recrutements forcés, y compris parmi les mineurs
La rédaction

0 Comments