Les travaux de bitumage de la Route nationale numéro 1 (RN1), sur le tronçon reliant Kananga (Kasaï Central) à la rivière Kakangayi, dans le territoire de Kabeya Kamwanga (Kasaï Oriental), ont été officiellement lancés dimanche à partir de la cité de Keena Nkuna. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du corridor économique transnational entre la République démocratique du Congo et l’Angola.
Présent sur place, le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITP), John Banza Lunda, a salué une étape majeure dans la dynamique de développement du pays.
« Aujourd’hui, nous consacrons le lancement des travaux de la route Kananga-Mbuji-Mayi, longue de 137 kilomètres. C’est un pas important pour notre développement. La RN1 constitue la colonne vertébrale de notre pays (…) Le développement est au rendez-vous et celui qui le conduit s’appelle Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, le ministre a insisté sur l’importance des infrastructures routières dans la transformation du pays.
« Nous ne sommes pas ici pour parler, mais pour poser des actes. Le développement passe par la route, et la route commence par la RN1 (…) Il s’agit d’une tâche noble initiée et conduite par le Président de la République », a-t-il affirmé, évoquant une « croisade des infrastructures » engagée à l’échelle nationale.
Trois lots pour un projet structurant
Selon la fiche technique présentée par le coordonnateur de la cellule infrastructures du ministère, Billy Tshibambe Nyembu, les travaux sont subdivisés en trois lots :
- Lot 1 : Kananga – rivière Kashindi, incluant 3 km de voirie urbaine à Kananga, attribué au groupement Sino-Hydro-Socol (contrat signé le 14 octobre 2024 pour une durée de 30 mois).
- Lot 2 : Village Kashindi – village Bena Mulongo (contrat signé le 25 septembre 2024, durée de 30 mois).
- Lot 3 : Bena Mulongo – rivière Kakangayi, incluant 2 km de voirie à Lac Mukamba et 5 km à Kabeya Kamwanga.
Les caractéristiques techniques du projet prévoient notamment une emprise de 15 mètres, une chaussée de 7 mètres de largeur, des accotements de 1,5 mètre de chaque côté, ainsi qu’une structure composée de couches de fondation, de base et de roulement en béton bitumineux.
Un projet à portée régionale
Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD), M. Coulibaly, a souligné l’importance stratégique de ce projet au-delà des frontières congolaises.
« Ce projet a une importance stratégique non seulement pour la RDC, mais aussi pour l’Afrique. Il s’inscrit dans une logique de corridor économique, avec des retombées attendues pour les populations locales et l’ensemble de la sous-région », a-t-il expliqué.
Il a également rappelé l’engagement de la BAD dans la réhabilitation de la RN1, estimée à environ 1 600 km, dont près de 1 000 km sont déjà concernés par les interventions de l’institution.
En conclusion, il a insisté sur l’impact social du projet :
« Il ne s’agit pas seulement de construire une route, mais de créer les conditions pour améliorer durablement les conditions de vie des populations. »
Ce chantier marque ainsi une nouvelle étape dans la modernisation des infrastructures routières en RDC, avec des ambitions de connectivité nationale et régionale renforcées.

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