La Cour de cassation a poursuivi, mercredi 19 août 2026 à Kinshasa, les plaidoiries dans l’affaire FRIVAO, impliquant Constant Mutamba et Chançard Bolukola, tous deux poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.
« Le prévenu Constant Mutamba hospitalisé au Centre médical harmonie ne comparaît pas à l’audience de ce jour, ni personne pour son compte, a reçu la notification de la citation à comparaître depuis le 6 août pour l’audience de ce jour », a rapporté le président de la composition, le juge Jean Ubulu.
Selon le magistrat, un huissier s’est rendu au Centre médical Harmonie, précisément dans la chambre 7, afin de notifier la citation à comparaître à l’ancien ministre de la Justice. Le prévenu aurait reçu le document, mais aurait refusé de le signer.
L’absence de Constant Mutamba n’a toutefois pas empêché la juridiction de poursuivre l’examen de cette affaire qui concerne la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC, communément appelé FRIVAO.
Chançard Bolukola, coordonnateur intérimaire du FRIVAO, figure également parmi les prévenus dans ce dossier. Les poursuites portent notamment sur des faits présumés de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.
L’affaire est examinée à Kinshasa, capitale située dans l’ouest de la République démocratique du Congo, tandis que le FRIVAO est lié au processus de réparation des victimes des activités illicites attribuées à l’Ouganda sur le territoire congolais.
La procédure se poursuit ainsi devant la Cour de cassation, alors que la présence effective des prévenus aux différentes audiences demeure un élément important pour la suite des débats judiciaires.
Le FRIVAO s’inscrit dans le processus engagé après la décision de la Cour internationale de Justice condamnant l’Ouganda à verser des réparations à la RDC pour les dommages causés lors de ses opérations militaires sur le territoire congolais. La gestion de ces fonds destinés aux victimes fait depuis l’objet d’un suivi judiciaire et institutionnel en RDC.
Elisé Kant

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