Uvira : la DGM amorce une modernisation du tenant-lieu de passeport pour améliorer la mobilité des usagers

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À Uvira, la Direction Générale de Migration (DGM) engage une réforme jugée structurante dans la délivrance du tenant-lieu de passeport, un document largement utilisé par les populations pour les déplacements transfrontaliers.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique de modernisation des services migratoires en République démocratique du Congo, avec pour objectif d’améliorer à la fois la qualité, la sécurité et l’accessibilité des documents administratifs.

Concrètement, le tenant-lieu de passeport, qui était jusqu’ici délivré sous forme de document papier souvent jugé peu sécurisé et de courte durée, adopte désormais un format de livret similaire à celui d’un passeport classique. Ce nouveau support, plus résistant et mieux protégé contre les falsifications, marque une évolution notable dans la gestion des titres de voyage.

Au-delà de l’aspect formel, cette innovation introduit également un changement significatif en termes de coût et de durée de validité. Fixé à 50 dollars américains, le nouveau document est valable une année entière, contre une validité de trois mois auparavant pour un coût de 40 dollars. Une évolution qui, à terme, permet aux usagers de réduire considérablement les dépenses liées au renouvellement fréquent de ce document.

En effet, dans l’ancien système, les détenteurs de ce titre étaient contraints d’effectuer plusieurs renouvellements au cours d’une année, engendrant des coûts cumulés estimés à environ 160 dollars, en plus des contraintes administratives répétitives.

La réforme apparaît ainsi comme une réponse aux attentes des populations locales, particulièrement dans une ville frontalière comme Uvira, où les mouvements transfrontaliers font partie du quotidien économique et social.

Le nouveau tenant-lieu de passeport facilite les déplacements vers plusieurs pays de la région, notamment la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi. Il contribue ainsi à fluidifier la circulation des personnes et à soutenir les échanges commerciaux dans cette zone stratégique de la région des Grands Lacs.

Sur le plan sécuritaire, les autorités misent également sur ce nouveau format pour renforcer le contrôle des flux migratoires et limiter les risques liés à l’utilisation de documents falsifiés ou non conformes.

Sur place, cette réforme est globalement bien accueillie. De nombreux habitants y voient une avancée significative dans la modernisation de l’administration publique et une amélioration concrète des conditions de mobilité.

Dans un contexte où les services publics sont souvent confrontés à des défis structurels, cette initiative de la DGM est perçue comme un pas important vers une gouvernance plus efficace, capable de répondre aux besoins réels des citoyens.

Yseult lwango

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