Le docteur David Balanganayi a été condamné vendredi 3avril à deux mois de prison avec sursis pour coups et blessures simples sur Mme Dorcas Moya, par le tribunal de grande instance de Kinkole, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Dans son jugement rendu publiquement, le tribunal a écarté les accusations les plus graves portées contre le prévenu.
« Par ce motif, le tribunal statuant publiquement et contradictoirement à l’égard de toutes les parties, le magistrat du parquet entendu, dit non établies en fait et en droit les infractions de torture et d’enregistrement des images et, par conséquent, l’en acquitte et le rend libre de toute poursuite. Le condamne à deux mois de servitude pénale avec sursis pour coups et blessures simples », a déclaré le président de la composition.
La peine est assortie d’un sursis d’une année, ce qui signifie que le médecin n’ira pas en prison sauf en cas de nouvelle infraction durant cette période probatoire.
Le tribunal a également requalifié les faits, disqualifiant l’infraction initiale de coups et blessures aggravés en coups et blessures simples, estimant cette dernière établie à charge du prévenu.
Sur le plan civil, l’État congolais, cité comme civilement responsable, a été condamné à verser des dommages et intérêts aux parties civiles.
Une somme de 2.500.000 francs congolais et 3.500.000 francs congolais a été allouée respectivement à Kidimba Kongolo Jean et Dorcas Moya.
Cette affaire avait suscité une vive émotion à Kinshasa ces derniers jours, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant le médecin en train de porter des coups à une patiente.À la barre, le docteur Balanganayi avait expliqué avoir agi dans un contexte médical, affirmant qu’il s’agissait d’un moyen de contrainte destiné à forcer la patiente à accepter des soins nécessaires à sa survie.
Le jugement rendu vendredi met fin à une affaire largement commentée dans l’opinion publique congolaise.
La Rédaction

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