Le secteur éducatif d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, reprend progressivement après plusieurs semaines d’interruption dues à l’insécurité, à la faveur du retour d’enseignants qui s’étaient réfugiés au Burundi, ont indiqué des sources locales.
Selon ces sources, plus de 70 enseignants sont rentrés ces derniers jours, permettant la réouverture graduelle de plusieurs établissements scolaires. La reprise des cours reste toutefois partielle, certains élèves revenant par petits groupes dans l’attente d’un retour complet à la normale.
Les enseignants avaient fui en janvier après la prise de la ville par les éléments de l’AFC/M23. Leur retour est perçu comme un signal rassurant par de nombreux parents, inquiets de la longue interruption des activités scolaires et de l’avenir éducatif de leurs enfants.
« Nous saluons cette dynamique qui redonne le sourire aux enfants et apaise les parents. Mais il est crucial que les autorités poursuivent les efforts pour faciliter le retour de tous les enseignants et élèves encore réfugiés au Burundi », a déclaré un membre de la société civile locale.
Les autorités provinciales ont accueilli les enseignants rentrés et annoncé la reprise officielle des cours à Uvira à partir du jeudi 5 février. Elles précisent que le processus se poursuivra en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire et du retour d’autres enseignants encore déplacés.
Malgré cette reprise, des défis subsistent. Des organisations citoyennes soulignent que de nombreux enfants restent affectés psychologiquement par le conflit et les déplacements forcés. Elles appellent à un accompagnement spécifique pour assurer une reprise scolaire durable.
Certaines écoles font également face à un manque de personnel et de matériel pédagogique, limitant leur capacité d’accueil. Une situation qui met en lumière la fragilité persistante du secteur éducatif dans une région marquée par des années d’instabilité.
Pour les habitants d’Uvira, la relance progressive de l’école constitue un élément clé du retour à une vie normale et de la reconstruction sociale, dans un contexte sécuritaire encore précaire.
Yseult Lwango

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