Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont signé lundi 2 février à Doha le mandat issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), à l’issue d’une réunion du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu entre les deux parties, selon la médiation qatarienne.
La rencontre, organisée par le Qatar dans le cadre de ses efforts de médiation pour contribuer à la résolution du conflit dans l’est de la RDC, visait à renforcer le fonctionnement du mécanisme conjoint chargé de superviser le respect du cessez-le-feu.
À l’issue des discussions, les membres du mécanisme se sont accordés sur les prochaines étapes destinées à améliorer son efficacité et à assurer la tenue régulière de réunions.
Ils ont également examiné les plans présentés par la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et par la CIRGL en vue de la mise en œuvre opérationnelle du mécanisme.
Les participants ont réaffirmé leur engagement à soutenir et à faciliter les travaux du mécanisme afin d’en garantir le succès.
Dans ce cadre, la MONUSCO a été chargée de dépêcher, dans les prochains jours, une première mission dans la ville d’Uvira pour surveiller le respect du cessez-le-feu. Des canaux de communication ont par ailleurs été établis pour permettre à la mission onusienne de mener son action conformément aux dispositions prévues.
Selon les participants, les deux parties ont réitéré leur attachement au cessez-le-feu ainsi qu’à l’accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025, et ont affirmé leur détermination à appliquer de bonne foi l’ensemble de ses dispositions afin de soutenir le processus de paix.
La réunion a rassemblé les membres du mécanisme en présence des États-Unis et de l’Union africaine en qualité d’observateurs, de la République du Togo, médiateur désigné par l’Union africaine, ainsi que de la MONUSCO et de la CIRGL.
Les échanges ont porté sur l’évolution de la situation sécuritaire et sur les perspectives liées aux défis actuels.
Les membres ont souligné la nécessité de mettre en œuvre des mesures concrètes pour renforcer le suivi, la vérification et l’échange d’informations, considérés comme essentiels à l’avancée du processus de paix.
La rédaction

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