De violents combats ont éclaté à l’aube de ce vendredi 23 janvier 2026 entre le M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), dans les localités de Buma et sur les hauteurs des monts Ciprès, à la limite entre les localités Balinda et Banakindi, dans la zone autour de Pinga, en territoire de Walikale (Nord-Kivu).
D’après des témoignages recueillis sur place, les hostilités ont débuté vers 5 heures du matin, lorsque les combattants du M23 ont lancé une offensive contre les positions des forces loyalistes. Les affrontements se sont concentrés le long de l’axe Balinda–Banakindi, dans le groupement Kisimba, une zone stratégique dominée par des collines surplombant le village de Munsanga, considéré comme un point névralgique pour la sécurité de la cité de Pinga.
Pendant plusieurs heures, des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont résonné dans la zone, provoquant une panique généralisée au sein de la population. Redoutant de nouvelles violences, de nombreux habitants de Munsanga, Buma et des villages environnants ont abandonné leurs domiciles pour se réfugier en brousse, a indiqué Lavie Changwi, secrétaire administratif du groupement Kisimba.
À la mi-journée, aucune déclaration officielle n’avait encore été faite par les autorités militaires concernant un éventuel bilan des combats. Cependant, des sources sécuritaires locales rapportent que les FARDC, appuyées par les VDP, ont réussi à contenir l’assaut rebelle afin d’empêcher une progression vers Pinga, un centre d’importance stratégique tant sur le plan administratif qu’humanitaire.
Ces affrontements surviennent dans un climat sécuritaire déjà préoccupant dans le territoire de Walikale, marqué ces dernières semaines par une intensification des attaques armées, des mouvements massifs de populations et une dégradation continue de la situation humanitaire.
Face à cette insécurité persistante, la société civile de la région exhorte les autorités nationales et les forces loyalistes à renforcer le dispositif sécuritaire, afin d’éviter une éventuelle chute de Pinga, qui risquerait d’aggraver considérablement la crise humanitaire touchant des milliers de civils.
La redaction

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