Un grave scandale qui se passe dans le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, après les accusations de viol d’un civil par un militaire à l’intérieur d’un cachot militaire à Biakato, ont dénoncé des acteurs de la société civile locale, appelant à des poursuites judiciaires urgentes.
Selon la Nouvelle Société civile Congolaise (NSCC), les faits se sont produits le 16 janvier 2026.
La victime, un civil âgé de 29 ans, aurait été détenue arbitrairement dans un cachot militaire du régiment de Biakato, où elle partageait la cellule avec des militaires et d’autres détenus, dont des présumés membres de groupes armés.
« C’est indigne et difficile à croire ce qui vient de se passer à Biakato. Nous venons d’assister à une scène très obscène où un détenu militaire a violé un civil détenu dans le même cachot », a déclaré Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la NSCC en territoire de Mambasa.
D’après cette organisation, l’état de santé de la victime s’est rapidement détérioré après les faits.
« Le détenu civil est tombé gravement malade et, à ce jour, il suit des soins à l’hôpital général de référence de Biakato, où son état continue de s’aggraver », a précisé Me Paluku.
La NSCC s’interroge sur le rôle de l’armée dans la gestion de dossiers impliquant des civils, alors que la région est sous état de siège.
« Nous n’arrivons pas à comprendre comment, dans une situation d’état de siège, les militaires continuent à instruire des dossiers civils, à mettre des civils en détention et à exiger des amendes transactionnelles qui ne profitent même pas à la caisse de l’État, mais à des intérêts privés », a dénoncé le coordonnateur de la NSCC.
L’organisation affirme également que le cachot concerné n’est soumis à aucun contrôle judiciaire.
« Ce cachot n’est même pas sous le contrôle de l’État, car aucun officier du ministère public n’y effectue des missions d’inspection. Il s’agit clairement d’arrestations arbitraires », a ajouté Me Paluku.
La société civile condamne fermement cet acte et demande à l’auditorat militaire détaché de Mambasa de se saisir du dossier.
« Nous recommandons à l’auditorat militaire de mettre la main sur le militaire auteur de ce viol, ainsi que sur le commandant du régiment et le responsable du service de renseignement (S2), car ce cachot est sous leur contrôle », a-t-il déclaré.
Les autorités militaires locales n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter ces accusations.
Il est à signaler que la province de l’ituri sous le régime de l’état de siège en Ituri, régulièrement critiqué par les organisations de défense des droits humains pour des détentions arbitraires et un manque de contrôle judiciaire effectif malgré les prouesses réalisées par le gouvernement militaire Jonny Kashama.
La rédaction

0 Comments