Les autorités de l’AFC/M23 ont procédé ce mercredi 21 janvier à un bouclage sécuritaire dans une zone densément peuplée du territoire de Nyiragongo, dans l’est de la République démocratique du Congo, sur fond de recrudescence du banditisme diurne et d’arrestations massives de civils, selon la société civile locale.
Le bouclage a concerné précisément le village de Kingarama en groupement Kibumba.
Selon des acteurs locaux, aucune entrée ni sortie n’était autorisée pendant l’opération.
« Il n’y a eu ni entrée ni sortie pendant le bouclage », a indiqué la société civile de Nyiragongo, sans préciser la durée exacte de la mesure ni le nombre de personnes interpellées ce mercredi.
La société civile affirme que des cambriolages sont désormais commis sans dissimulation, au vu et au su des habitants.
« Des maisons sont en train d’être cambriolées en plein jour. Hier, le 20 janvier 2025, au village Rukoko et à Murambi, au total trois maisons ont été cambriolées pendant la journée, plusieurs biens de valeur ont été emportés et des dégâts matériels ont été enregistrés », a déclaré Thierry Gasisiro, secrétaire de la société civile de Nyiragongo.
« Chose plus inquiétante, les malfrats opèrent pendant la journée sans la moindre inquiétude », a-t-il ajouté.
Selon la même source, cette insécurité persistante s’accompagne d’arrestations ciblant principalement des femmes et des enfants.
Le président de la société civile de Nyiragongo affirme que plus de 30 femmes et enfants ont été arrêtés le 19 janvier dernier dans le groupement Rusayu, sans que les motifs précis de ces interpellations ne soient officiellement communiqués.
« Nous avons enregistré l’arrestation de plus de trente femmes et enfants dans le groupement Rusayu. Cela suscite beaucoup de préoccupations au sein de la communauté », a indiqué la société civile.
Le gouverneur du Nord-Kivu, nommé par le mouvement M23/AFC, a récemment pris la parole dans les médias pour commenter la situation sécuritaire.
Il a appelé les habitants des zones sous contrôle du mouvement à sensibiliser les Wazalendo, qu’il accuse d’être à l’origine des actes d’insécurité signalés dans la ville de Goma et le territoire de Nyiragongo.
les habitants de Nyiragongo disent vivre dans un climat de peur, pris entre opérations de sécurité, arrestations de civils et montée du banditisme.
A la rédaction de cette Présente dépêche, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des forces de sécurité concernant les accusations de la société civile ni sur les mesures envisagées pour endiguer les cambriolages en pleine journée.
La rédaction

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