Un jeune homme a été tué lundi 19 janvier dans le quartier Virunga, dans la commune de Karisimbi à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, par un élément présumé du mouvement M23, a déclaré le Conseil des jeunes de Karisimbi.
Selon cette organisation, l’incident s’est produit le 19 janvier à proximité du marché central de Virunga.
Les circonstances exactes du meurtre n’étaient pas immédiatement confirmées par des sources indépendantes, mais le Conseil des jeunes affirme que la victime aurait été abattue “sans aucune raison valable”.
« Le Conseil des jeunes en commune de Karisimbi condamne avec toute énergie l’assassinat de l’un des jeunes du quartier Virunga en date du 19 janvier 2026, en face du marché central de Virunga », a déclaré Claude Rugo, président du Conseil des jeunes de Karisimbi, lors d’un entretien.
Le mouvement de jeunesse rejette ce qu’il qualifie de “fausses allégations” formulées après les faits pour justifier la mort de la victime.
« Certaines personnes au service du M23 ont, sans honte, avancé des accusations infondées, affirmant que la victime serait un voleur ou un fumeur de chanvre. Nous dénonçons fermement ces tentatives de criminalisation posthume », a ajouté Rugo.
Dans son communiqué, le Conseil des jeunes affirme vouloir attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ce qu’il décrit comme des abus récurrents à l’encontre de la jeunesse à Goma.
Il évoque notamment des traitements “inhumains et dégradants”, des “assimilations erronées” de jeunes civils à des groupes armés, ainsi que des arrestations arbitraires ciblant des jeunes considérés comme non favorables au M23.
« Nous fustigeons également l’exploitation forcée de jeunes sans leur consentement, ainsi que les stratégies d’exclusion visant ceux qui ne seraient pas au service du mouvement, notamment lors d’opportunités offertes par des organisations non gouvernementales, comme des ateliers, séminaires ou travaux journaliers », a déclaré le président du Conseil des jeunes.
Le M23 n’a pas immédiatement réagi à ces accusations. Le mouvement , actif dans le Nord-Kivu, est régulièrement accusé par le gouvernement congolais et des organisations de la société civile d’exactions contre des civils, des allégations qu’il a à plusieurs reprises niées.
La ville de Goma et ses environs restent marqués par une situation sécuritaire instable, affectant particulièrement les jeunes, souvent pris entre insécurité, chômage et violences, selon des acteurs locaux.
La rédaction

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