Au moins trois personnes ont été tuées et deux autres blessées jeudi 18 septembre dans des affrontements violents entre les groupes armés Wazalendo Malaika et les partisans du général autoproclamé Nyakiliba, dans le territoire de Mwenga, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
L’état-major de ce dernier a été incendié, ont rapporté plusieurs sources locales concordantes.
La tension est montée brusquement dans la matinée à la suite de la décision controversée de supprimer plusieurs barrières illégales érigées sur la Route Nationale n°2 (RN2), point stratégique du trafic routier dans la région.
Ces barrières, souvent utilisées comme postes de péage clandestins par les groupes armés, sont au cœur des rivalités pour le contrôle territorial et financier.
Selon les premiers éléments recueillis, les violences ont éclaté lorsque les combattants Wazalendo ont tenté de démanteler une barrière tenue par les éléments de Nyakiliba, entraînant une riposte immédiate. Le bilan provisoire fait état de trois morts, dont un civil atteint par balle, et de deux blessés graves, selon des sources hospitalières locales.
Dans la foulée des affrontements, l’état-major de Nyakiliba, situé dans la périphérie du centre de Mwenga, a été incendié. Des témoins sur place affirment avoir vu des colonnes de fumée noire s’élever au-dessus du quartier, alors que les combats faisaient rage dans les rues avoisinantes.
La population locale, prise de panique, a déserté les marchés et les écoles. Plusieurs familles cherchent à fuir la zone, mais les routes sont coupées ou dangereuses en raison des combats.
Les autorités provinciales n’ont pas encore réagi officiellement à ces événements, mais des sources sécuritaires confirment qu’une réunion de crise est en cours à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.
Les tensions entre groupes armés dans cette région riche en ressources minières mais minée par des décennies de conflits sont fréquentes.
Le mouvement Wazalendo Malaika, qui se présente comme une milice d’autodéfense patriotique, accuse régulièrement d’autres factions armées de pillages, d’extorsions et d’atteintes aux populations civiles.
L’armée congolaise (FARDC), peu présente dans certaines zones reculées de Mwenga, est souvent critiquée pour son incapacité à désarmer ces groupes ou à assurer la sécurité des civils.
La rédaction

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