Goma : un revendeur d’unités criblé de balles par des hommes armés ce lundi 16 juin

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Ce lundi en fin d’après-midi, un revendeur d’unités et agent de transfert d’argent mobile (mobile money) a été la cible d’une attaque armée alors qu’il regagnait son domicile dans les environs de la Mosquée Katindo en ville de Goma chef-lieu du Nord-Kivu sous l’administration du M23-AFC.



D’après les premiers témoignages recueillis sur place, des hommes armés non identifiés auraient intercepté la victime avant de l’asperger de balles sans sommation.

L’attaque a eu lieu en pleine rue, sous les yeux de quelques passants. La victime serait morte sur le coup, selon des sources locales.

“C’était rapide, on a entendu plusieurs coups de feu, et ensuite on l’a vu au sol. Les gens ont peur, personne n’ose s’approcher quand cela arrive”, témoigne un habitant du quartier, encore sous l’émotion.


Ce drame intervient à un moment où une partie de la population commençait timidement à croire en une amélioration de la sécurité sous l’administration du M23-AFC, en place depuis plusieurs mois.

L’accalmie relative observée ces dernières semaines avait laissé entrevoir une possible sortie de l’ère des assassinats ciblés et des violences armées en plein cœur urbain.

Mais l’attaque de ce lundi remet douloureusement en question ce fragile espoir. Pour de nombreux gomatraciens, cet incident ravive la peur et la méfiance, et ramène à la surface de sombres souvenirs que la population tentait d’effacer.

“On pensait que c’était fini, qu’on pouvait respirer un peu. Mais aujourd’hui, c’est comme si la pendule repart à zéro”, regrette Saidi Bali jeune commerçant du quartier.


Les assassinats ciblés de personnes travaillant dans les transferts d’argent mobile ou le petit commerce ne sont pas nouveaux à Goma.

Depuis plusieurs années, ces activités sont devenues des cibles privilégiées pour les bandits armés ou les réseaux criminels organisés, souvent attirés par l’argent liquide et l’absence de surveillance sécuritaire suffisante.


“Si même ceux qui rentrent chez eux après le travail ne sont plus en sécurité, alors c’est que nous avons échoué à protéger la vie”, déclare un membre d’un collectif de jeunes de Katindo.

Goma continue à faire peur malgré tout.

la rédaction

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