Kisangani : Vers une paix retrouvée, les armes tombent et la population collabore

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Un vent d’espoir souffle sur la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Ce samedi, lors d’une grande parade de patrouille organisée au camp Mituku, dans la commune de Mangobo, le colonel Crispin Doagbili Denangoe a transmis les nouvelles orientations sécuritaires dictées par le général commandant les forces de police de la région.

« Le général me charge de vous dire merci pour votre présence. C’est grâce à vous que la paix commence à revenir. Grâce à vous, les criminels commencent déjà à jeter les armes », a déclaré le colonel devant les troupes, saluant les premiers signes tangibles d’un retour progressif à l’ordre public.



L’annonce de la reddition volontaire de deux armes récemment récupérées a été accueillie avec satisfaction. Un signe que les efforts de sécurisation commencent à porter leurs fruits.


« Aujourd’hui, si vous avez suivi, on a jeté deux armes par terre. C’est pour cela qu’il m’a dit de vous dire merci. Nous allons continuer dans cette même lancée », a poursuivi le colonel Doagbili.




Au cœur de cette dynamique sécuritaire se trouve la collaboration croissante entre la population et les forces de sécurité. Le colonel a souligné l’importance de cette synergie, appelant à une vigilance accrue dans tous les quartiers.


« S’il y a des infiltrés dans nos quartiers, la population doit les dénoncer. Le général ne veut pas vous décevoir, il compte sur la vigilance de chacun », a-t-il insisté, en référence à l’opération citoyenne « Yebela Voisin », récemment lancée par le maire de Kisangani.

L’appel est également lancé aux civils détenant encore des armes illégalement. Ces derniers sont invités à les remettre volontairement aux autorités, sous peine d’être poursuivis lors des opérations de bouclage en cours.


« Que la population ne jette pas les armes n’importe où. Qu’elle les remette à la police, au chef de quartier ou d’avenue. Car dans les opérations de bouclage que nous menons, toute arme retrouvée dans une maison entraînera l’arrestation de son détenteur », a averti le colonel.



Devant les éléments de la Police nationale congolaise (PNC), le colonel Doagbili a insisté sur la rigueur et l’intégrité professionnelle exigées de chaque agent.
« Vous êtes des agents de sécurité et non des agents de l’insécurité. Le général veut des policiers exemplaires. La présence au service est obligatoire pour tous, gradés comme agents de rang », a-t-il martelé.



Dans son mot de clôture, le colonel a lancé un message fort de mobilisation :


« Est-ce possible d’en finir avec l’insécurité en une semaine ? Oui, c’est possible. À condition que nous soyons tous unis derrière le général. C’est nous qui devons mettre fin à l’insécurité à Kisangani et dans toute la Tshopo ».

Le message est clair : la sécurité est l’affaire de tous. Dans une ville encore marquée par des épisodes d’instabilité, l’engagement conjugué de la police et des citoyens ouvre la voie à un avenir plus paisible.
L’espoir renaît à Kisangani.

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