Les élections sénatoriales de mai 2024 ont vu l’élection de nouveaux sénateurs représentant le Nord-Kivu, avec la lourde responsabilité de défendre les intérêts de la province et de soutenir ses institutions. Cependant, la situation actuelle, marquée par un état de siège prolongé indéfiniment par des prorogations successives, continue de paralyser l’Assemblée provinciale et met en péril la gouvernance locale.
Un appel solennel est lancé aux sénateurs élus : il est grand temps de mettre fin à cet état de siège et de revenir à une gestion civile qui permettra à la province de retrouver son autonomie et sa stabilité.
Jean-Paul Waitswalo, notable influent du Nord-Kivu, a exprimé ses préoccupations dans un message soulignant que cette situation a des effets néfastes sur le fonctionnement des institutions locales.
“Il est plus que temps de mettre fin à cette mesure et de revenir à une gestion civile normalisée,” insiste Jean-Paul Waitswalo, qui critique la prolongation indéfinie de l’état de siège.
En effet, selon lui, l’Assemblée provinciale, dont les activités ont été suspendues sur ordre du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, souffre d’un blocage institutionnel majeur.
“L’état de siège, prolongé indéfiniment par des prorogations successives, ne fait que retarder l’action et l’efficacité des autorités provinciales,” regrette-t-il.
Pour Jean-Paul Waitswalo, la gestion exceptionnelle instaurée depuis 2021 par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, bien qu’elle ait été justifiée par la nécessité de lutter contre les groupes armés dans la région, n’a pas donné les résultats escomptés.
“La situation sécuritaire se dégrade de jour en jour, mais l’état de siège semble avoir plus d’effets délétères que bénéfiques,” déclare-t-il, insistant sur le fait que la mesure a agi comme un frein au développement et à la gouvernance locale.
Il est donc impératif, selon lui, que les sénateurs prennent en main le dossier de l’état de siège et interviennent fermement auprès des institutions nationales pour rétablir un gouvernement civil fonctionnel.
“L’Assemblée provinciale doit reprendre son rôle, car sans une gestion civile normale, nous risquons de perdre toute forme de contrôle sur nos affaires locales,” avertit-il.
Jean-Paul Waitswalo appelle à une prise de conscience urgente des sénateurs élus du Nord-Kivu, leur demandant de plaider vigoureusement pour la fin de l’état de siège et un retour à la gestion civile, au risque de voir leurs actions en faveur de la province se réduire à néant.
“Si ces actions ne sont pas menées rapidement, les sénateurs devront revenir à Goma, car ils auront failli à leur mission principale : défendre les intérêts de la province et de ses habitants,” déclare-t-il.
Il est plus que jamais temps de tourner la page de l’état de siège et de chercher des solutions durables pour la paix et la prospérité du Nord-Kivu. Le temps presse et la province ne peut plus attendre.
La rédaction

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