Nord-Kivu : Soupçonné de collaborer avec les FDLR, le commandant de la 34ème région interpellé à Kinshasa

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Le commandant de la 34ème région militaire du Nord-Kivu, le Général-major Bruno Mpezo a été interpellé et rappelé d’urgence à Kinshasa, capitale congolaise par la haute hiérarchie militaire.



C’est ce que renseigne un communiqué rendu public la soirée de ce samedi 30 décembre 2023 et signé par le Porte parole National des Forces Armées de la RDC.

Dans son communiqué, l’armée évoque “la mauvaise gestion des ressources humaines et matérielles mais aussi la violation des consignes relatives à l’interdiction stricte des membres des Forces armées, quel que soit leur grade, de s’engager aux côtés des Forces démocratiques de libération du Rwanda”.

“Les Forces Armées de la RDC informe l’opinion nationale et internationale de l’interpellation du commandant précité. Il est reproché à cet officier Général, non seulement la mauvaise gestion des ressources humaines et matérielles mises à sa disposition, mais aussi la violation des consignes relatives à l’interdiction strictes des membres des Forces Armées, quels que soient leurs grades, de s’engager aux côtés des Forces Démocratiques pour la libération du Rwanda(FDLR)” peut on lire dans ce communiqué

Par ailleurs, dans le même document, les FARDC renseignent que le Justice militaire a été saisit pour approfondir les enquêtes et pourra établir les responsabilités dans un bref délai.

Pour rappel, c’est depuis le 21 novembre 2023 que les FARDC ont annoncé vouloir arrêter et punir “tout militaire” en contact avec des miliciens des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), évoquant une “tolérance zéro” pour les contrevenants, quel que soit leur grade.

Les FDLR sont un groupe armé créé par d’anciens hauts responsables du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, réfugiés dans l’est de la RDC après leur débâcle la même année.

Le groupe est sous sanction du Conseil de sécurité des Nations unies depuis 2012. Ses combattants sont accusés de nombreux meurtres, mutilations, viols, déplacements forcés de population et enrôlement d’enfants. Le Général-major Bruno Mpezo est la première tête à tomber, après cette interdiction.

La rédaction

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