RDC : Omis par le ministre des Mines, la réhabilitation d’un chef de division du Nord-Kivu exigée par la population

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Le collectif des mouvements citoyens du Nord-Kivu dénonce avec véhémence ce qu’il qualifie d’omission de l’ingénieur Masumbuko Balume René sur la mise en place des chefs de division des mines et géologie, publiée en début de ce mois d’août par le secrétariat général de ce ministère.

Dans un mémorandum, adressé à la ministre nationale des mines et géologie, lu ce lundi 28 août 2023 devant la presse locale, nationale et internationale à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ce collectif a fait remarquer que le nom de l’ingénieur Masumbuko Balume René, n’est figuré nulle part sur cette mise en place collective des chefs de division, et ce, sans aucun fait lui reproché.

« Nous, collectif de mouvements citoyens du Nord-Kivu, nous adressons auprès de votre haute autorité afin de dénoncer avec la dernière énergie l’omission du haut fonctionnaire de l’administration de votre ministère, sur l’arrêté ministériel n°00408/CAB MIN/MINES/ANSK/003/01/2023 du 05 août 2023 portant restructuration de la mise en place des chefs de division du secrétariat général des mines. En effet, après avoir parcouru la commission d’affectation collective n°00408/CAB MIN/MINES/ANSK/003/01/2023 du 05 Août 2023 annexé à l’arrêté ci-haut cité, nous avons constaté que Mr MASUMBUKO BALUME René a été jeté dans la rue car il ne figure nulle part. Que ce soit au cabinet du secrétaire général, dans les différentes directions et dans les 26 divisions provinciales, il ne figure pas », fait remarquer ce collectif.

Et de poursuivre : « Cette situation viole les dispositions de l’article 23 de la loi n°16/013 du 15/07/2016 portant statut des agents des carrières de services publics de l’Etat qui stipule que tout agent est classé dans l’une des positions suivantes :
En activité, En détachement, En disponibilité, En suspension. Mr MASUMBUKO BALUME René ne se trouve pas dans l’une de quatre positions. En plus, excellence, Madame le Ministre aucune faute lourde que ce cadre a commise pour mériter ce sort depuis sa carrière dans l’administration minière. Aucun blâme, aucune action disciplinaire n’a jamais été ouverte à sa charge pour qu’il soit sanctionné (cfr l’article 7 de la même loi). Que ça soit à votre niveau ou à celui du gouverneur de province, son chef direct ».

Ce haut cadre serait-il victime de ses origines ? C’est en tout cas ce que pense le collectif des mouvements citoyens du Nord-Kivu.

« Chose étonnante, contrairement aux dispositions pertinentes des articles 12 et 13 de la constitution de la RDC, il est victime de mesure discriminatoire suite à ses origines. Toutes les mises en place qui sont signées par vos collègues ministres et d’autres grands responsables n’ont jamais mentionné la province d’origine de l’agent. La vôtre l’a faite en y insérant une grande erreur disant que Madame MWEZE FURAHA Aline, Matricule 767433, grade ATA1 qui a remplacé Mr MASUMBUKO BALUME René est originaire de la province du Nord-Kivu et pourtant elle est originaire du Sud-Kivu (à vérifier sur ses pièces d’identités et sur son curriculum vitae», mentionne ce collectif dans le même mémorandum.

Tout en soulignant que le chef de Division non aligné sur la mise en place vient d’une grave maladie il y a de cela seulement trois mois, ce collectif des mouvements citoyens demande à la ministre des Mines de ne pas tomber dans l’erreur que ses services techniques ont commises en replaçant l’ingénieur Masumbuko Balume René dans ses droits de Chef de Division des mines et géologies du Nord-Kivu afin de continuer à servir son pays dans la loyauté.

« En replaçant Masumbuko Balume René dans ses droits, vous aurez exécuté les prescrits de l’État de droit tel que prôné par le président de la république, chef de l’État, son excellence Mr Félix ANTOINNE TSHISEKEDI TSHILOMBO. Nous estimons que même si notre province est en état de siège, ce n’est pas normal que parmi les 26 divisions provinciales des mines et géologies se trouvant dans notre pays, un fils de notre province n’y figure pas, pendant que notre province sœur du Sud-Kivu en compte deux chefs de divisions à savoirs celui du Sud-Kivu et celle du Nord-Kivu ».

Cette structure sollicite également l’intervention des autorités au plus haut niveau dont le président de la République, le premier ministre et les présidents de deux chambres du parlement, afin de corriger «l’injustice» dont serait victime Masumbuko Balume René. Il y a au moins quatre jours, les jeunes notables du Nord-Kivu ont formulé la même demande à la ministre nationale des Mines et géologie considérant également que le sort qui est arrivé au chef de Division Masumbuko Balume René est injustifié.

Jérémie Kabali

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