Ituri : 9 personnes dont un bébé kidnappées par la CODECO en secteur de Banyali Kilo (alerte)

Posted on

La communauté Nyali Kilo, située en territoire de Djugu, alerte sur l’opinion sociale et surtout sécuritaire sur le kidnapping de 9 personnes par les miliciens de la CODECO le lundi 07 août 2023.

D’après le coordonnateur de cette communauté, ces personnes dont un bébé et 4 femmes ont été kidnappées dans leur champs au village Donato du groupement Itendey-Agonema.

“Nous alertons l’opinion sur le kidnapping de neuf (9) personnes dont un bébé et 4 femmes par les miliciens de CODECO le lundi 7 août de leur champ au village Donato Groupement Itendey-Agonema en secteur de Banyali Kilo” écrit le docteur Vital Tungulo, dans un communiqué d’alerte, dont une copie nous est parvenue.

D’après le contenu de cette alerte, les civils pris en otage seraient amenés à Buengwe où ils ont passé leur première nuit et seraient d’être conduits au village Petsi où il y a peu, 16 civils ont été tués après être kidnappés aussi sur l’axe Kobu Bambou.

“Nous apprenons que ces derniers ont été amenés à BUENGWE où ils ont passé nuit et depuis tôt ce matin, ils seraient en train d’être conduits au village PETSI en Secteur des WALENDU DJATSI” poursuit le texte du docteur Vital Tungulo, coordonnateur intérimaire de la communauté Nyali Kilo et vice président des communautés victimes des atrocités commises par les groupes armés en Ituri réunies au sein de la structure G5 et alliés.

“Nous exigeons leur libération pure et simple” conclut notre source.

Une information confirmée aussi par l’acteur politique, actif dans la zone minière, Bruno Akilisende qui sollicite pour sa part l’implication personnelle du gouverneur militaire pour la libération de ces otages car leurs vies seraient déjà en danger.


Il faut signaler que le secteur de Banyali Kilo est une entité coutumière du territoire de Djugu qui est parmi les grandes victimes des massacres de la CODECO depuis son avènement en décembre 2017. L’administrateur policier du territoire de Djugu joint quant à ce pour sa version de faits par rapport à cette information n’a pas été joignable, d’où nous promettons y revenir. D’ailleurs, plusieurs structures de défense des droits de l’homme et la communauté locale parlaient d’un secteur dont 14 sur 15 groupements seraient occupés par ces miliciens, une version niée par l’armée qui dit que le contrôle de ces entités sont sous le contrôle de l’état Congolais.

Nickson Manzekele

  • Share

0 Comments

Leave a comment