RDC : la politique démocratique entre l’immaturité et la prématurité (billet de PAUL ZAÏDI)

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Les observations fâcheuses :

À vrai dire, l’inconscient n’est pas sans être pour chacun la boussole inaperçue qui oriente ses choix et ses fins dans les diverses conjonctures du réel, autrement dit sa politique. Le positionnement est celui du sérieux, de la responsabilité et de la crédibilité. Au risque d’apparaître ennuyeux.

Il n’y a pas de règles car tout dépend du combat qui a été choisi par les souverains, de son graal ou de son parrain politique et de ses antagonistes.

Les hommes politiques ont infecté l’exercice démocratique en République Démocratique du Congo, par la distribution systématique de biens matériels (T-shirt, pagnes, ballons, tôles etc…) jouant ainsi un rôle léthargique sur la conscience collective des communautés.

Les méfaits d’une culture électorale ambiguë :

Certains novices en politique caractérisé par un discours qui prétend trouver une solution à tout problème, sèment une véritable opportunité de confusions historiques et par conséquent, les électeurs laissent par ignorance la place aux acteurs égoïstes sachant s’accommoder de ce qui se présente.

Il y a d’un côté la politique, qui est un art, et il y a de l’autre l’expertise technique ou technocratique, certes importante, certes nécessaire, mais qui ne saurait s’y substituer.

En effet, la fonction du politique est triple : représenter les congolais et la nation ; proposer une explication du monde et de son évolution – ce que l’on appelle communément une vision ou soit un projet de société ; élaborer enfin les solutions aux problèmes immédiats et à venir.

La sphère éveillée de l’opinion publique :

Bien sûr, les commentateurs politiques ne manquent pas de se plaindre du bas niveau des quelques députés nationaux, provinciaux, les ministres institutionnels ainsi que, les sénateurs face à la persistance de la guerre asymétrique qui se vit à l’Est du pays et dont, témoigneraient l’absence de bilan systématique, le manque de projet et stratagèmes adapté.

C’est à cette critique brûlante d’ailleurs que tentent de répondre les candidats ambitieux, qui préparent des propositions en tous sens.

Chaque série de propositions obéit à une logique du changement et parfois démagogique, à une vision rationnelle de la société que met à mal les tenant de la parcelle du pouvoir sur le même sujet, pourra être un jour élogieux, le lendemain critique, enthousiaste et plein d’illusions, puis lucide et plus sérieux.

C’est parce qu’ils prennent un malin plaisir à brouiller les codes en usage dans la classe politique et parce qu’ils dévoilent l’étrangeté de la situation diplomatique qui est en phase de tâtonnement avec l’atmosphère du moment sur le plan régional.

Les origines décisionnelles de la politique démocratique :

Les experts, les technocrates, sont là pour aider à élaborer le meilleur programme et les meilleurs solutions possibles. Celles qui, rationnellement, objectivement, en dehors de toute émotion, sont les plus adaptées à la situation.

Mais ce champ ne constitue qu’une partie de la politique et les solutions technocratiques n’ont pas vocation à être mises en œuvre telles quelles. Tout simplement parce que « dans la vraie vie », il y a autre chose que la pure rationalité et notamment, les émotions, les conflits, les fantasmes.

Pour un petit rappel, la démocratie est née dans l’agora grecque chez les Sophistes, et la sophistique est une école qui vise à tirer toutes les ficelles possibles de la rhétorique pour convaincre. Platon détestait les sophistes mais Platon n’a jamais été partisan de la démocratie.

PAUL ZAÏDI

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