RDC : violence verbale de William Ruto sur la RDC est une preuve d’échec d’une éducation de base, ( Jonas Kasimba)

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L’approche pragmatique de l’insulte qui a acquis une visibilité sur la scène politique africaine, se reflète dans la galerie des vidéos virales sur les réseaux sociaux où, le vice-président Kenyan M. Ruto William s’est moqué des congolais pour hypnotiser son environnement politique lors d’un rendez-vous de la campagne électorale dans l’agglomération urbaine de Nyeri au Kenyan en ces termes ;

Nous avons du marché à partir de la RDC où 90 millions d’habitants n’ont même pas une vache. La RDC où se trouvent des chanteurs qui se vêtissent des pantalons jusqu’au dessus du nombril. Allons-y vendre du lait, de l’Afrique centrale même australe, nous pouvons vendre du lait car nombreux pays importent du lait de l’Australie, de la Nouvelle Zélande et ailleurs”.

En réaction musclée de l’élite congolaise, “Les propos attentatoires de M. Ruto vice-président du Kenya a n’en pas douter éducation zéro d’une bonne famille africaine” a-t-il réagit sur son espace twitter, le politologue Jonas Kasimba qui estime tout de même que, il s’agit là, d’une violence verbale ultime en diplomatie et en relations internationales qui nécessite une réparation immédiate, en vue de consolider les relations diplomatiques maintenues jusqu’à la preuve du contraire entre la RDC et le Kenya.

En effet, en jetant un coup d’œil sur l’admission de la RD Congo à la communauté des pays d’Afrique de l’Est. Le pyromane William Ruto a considéré la RDC comme une vache laitière par ses pairs. Finalement ce dernier s’est aussi focalisé sur le cliché du congolais « féneant » et « sapeur », sans penser à son avenir.

Selon le politologue Jonas Kasimba, cette entorse du language de cet homme d’Etat kenyan illustre véritablement une éducation de base familiale erronée d’où, la nécessité d’imposer un sursaut d’honneur et une jurisprudence pour éviter que cela ne se répète plus.

Pour rappel, M. William Ruto était poursuivi en 2013 à la cour pénale internationale (CPI) pour des meurtres, persécutions et déportations commises durant les violences qui avaient suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki face à Raila Odinga en décembre 2007, faisant plus de 1.300 morts et 600.000 déplacés.

Paul Zaïdi

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