Nord-Kivu : une organisation alerte sur des arrestations arbitraires et des rapatriements forcés des refugiés

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Le collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo Kinshasa (COJESKI) a au cours d’une conférence de presse qu’il a organisé ce lundi 31 janvier 2022 en territoire de Nyiragongo, alerté sur les arrestations arbitraires et des rapatriements forcé des refugiés en province du Nord-Kivu singulièrement dans sa partie sud.

Selon cette organisation, certains services étatiques se sont rendus célèbres dans des actes de tracasserie de ces réfugiés et demandeurs d’asile. Les coins les plus concernés sont entre-autre le territoire de Nyiragongo où ces réfugiés pourchassés sans motifs par les services des renseignements de la RDC. A Masisi également, ils sont arrêtés par non seulement l’ANR mais également les services de la direction de générale de migration.

«Nous enregistrons des arrestations des refugiés en territoire de Nyiragongo. Ils sont accusés de manque des documents, les autres sont accusés le fait d’être rwandais. A Masisi les réfugiés sont arrêtés soit par l’ANR ou soit la DGM puisque leurs documents sont expirés. En vrai dire, on les arrête simplement pour se chercher de l’argent. Ces deux services relâchent ces gens après payement des sommes d’argent allant au-delà de cent mille francs congolais, » a dénoncé Jackson Kulihoshi Musikami chargés des réfugiés et des étrangers au sein du COJESKI.

Cet acteur engagé dans la défense et la protection des expatriés propose la protection des migrants par les services compétents et toute la communauté pour palier tant soit peu au calvaire que traverse cette catégorie de personnes. D’après lui, une fois cette protection est garantie, les réfugiés seront identifiés et avoir les cartes et savoir comment les suivre et intervenir avec les services nécessaires.

Ivres de larmes, les réfugiés interrogés par lesvolcansnews.net affirment subir des discriminations de certaines autorités voir même des habitants. Ces derniers les considèrent comme des rebelles surtout ceux qui sont venus du Rwanda voisin. Ils disent ne pas bénéficier qu’aucun soutien ni du gouvernement congolais voir même les organisations qui se prévalent travailler pour les refugier.

« Nous sommes délaissés ici en RDC. Nous n’avons aucun soutien. Nos enfants ceux qui quémandent sur la rue. Même les soins médicaux nous n’avons pas. Nous vivons un misère au vrai sens du mot car on n’a pas même où enterrer nos enfants qui meurent de faim voir nous-même. Nous sommes victimes de la complicité du HCR» s’est déchargée une femme coulant des larmes.

« À Masisi quand on est refugié on est voué à toute forme de tracasserie. Plusieurs de nos frères vivent dans une extrême pauvreté. Comme nos familles sont sans moyen, le peu qu’on pouvez avoir et donné encore au service de l’Etat. Nous passons les journées dans les cachots car le dernier document nous délivré est expiré depuis 2o18 » , a dit un, père de famille venu de masisi pour la conférence de presse ;

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