Les affres de guerre en mode chronique dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, constituent sans nul doute la véritable motivation rationnelle de la synergie des mouvements pro-démocratie et des groupes de pression à la mobilisation quasi potentielle des manifestations qui s’enregistrent depuis le début de la semaine en cours, dans plusieurs villes sensibles de la province du Nord-Kivu notamment ; les villes de Beni et Butembo causant ainsi, d’énormes dégâts tant matériels que humain.
En dépit de la légion dynamique des opérations conjointes menées dans la région Est du pays mettant en contribution essentielle les Forces armees de la RDC (FARDC), les troupes de la mission des organisations des nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) et l’armée de défense du peuple Ougandais (UPDF), les violences humaines engendrées par les groupes armés locaux et étrangers se répertorient à une proportion inquiétante. Cette allure illustre la détérioration du climat sécuritaire à la base de la déstabilisation du bien-être des communautés longtemps meurtries.
Au regard de cette époque peu reluisant, la notabilité du Nord-Kivu et de l’Ituri demandent humblement la mise en place d’un cadre de concertation minutieuse entre la population civile et les autorités politico-administratives et militaro-policières, en guise d’adopter de nouvelles stratégies dans la mesure souveraine de pacifier l’Est du pays, l’un d’entre eux c’est le notable Jonas Kasimba qui appelle les organisateurs des manifestations “anti état de siège” à la retenue et d’en proposer d’autres solutions idoines au Président de la République Démocratique du Congo.
“Au demeurant, l’état de siège ne peut pas être levé au motif qu’il a échoué parce qu’il a été institué par un pouvoir public qui est appelé à réussir. C’est en effet ça la mission même de l’Etat, rétablir l’autorité de l’Etat… Je vous prie de faire une autre proposition au pouvoir, sinon Kinshasa ne vous concedera pas le fait de dire que le chef n’avait pas bien réfléchi sur cette question de l’Etat de siège. Le chef est toujours jaloux de sa chefferie”, a-t-il dit lors d’une brève adresse à la presse régionale.
Dorénavant, l’ordre public est rétabli dans la ville cosmopolite de Beni. Cependant, les poches résiduelle ayant traits à l’insécurité ne sont pas à écarter d’où, la raison de la visibilité d’un important dispositif de la police nationale congolaise dans les coins chauds de la ville de Beni.
Paul Zaïdi

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