Le lundi 22 Novembre dernier, Le Sénat a adopté en seconde lecture une loi portant protection et promotion des droits de la personne vivant avec handicap et ce avant de renvoyer le texte à la commission pour des amendements avant son vote à la prochaine plénière.
Mais déjà plusieurs personnes vivants avec handicap se réjouissent de voir que leur lutte arriver déjà à ce stade.
C’est le cas de Prince Mundenga qui parle d’un travail de longue haleine qui a été fait ces personnes, qui, à cause de leur handicap, ont toujours été victimes de plusieurs préjugés et stéréotypes jusqu’à voir leur dignité touchée.
Ce jeune handicapé pourtant mais leader en ville de Goma l’a dit ainsi au cours d’une interview accordée à la presse de Goma en provenance de Kinshasa où lui et d’autres personnes handicapées leaders de 26 provinces de la RDC se sont rencontrés pour évaluer la situation de cette catégorie de personnes et leur apport sur la vie Nationale du pays.
“Nous avons été invité dans une rencontre à Kinshasa. C’était pour voir comment nous pouvons militer pour faire passer la loi portant protection et promotion des droits de la personne vivant avec handicap, et nous revenons de là laissant déjà l’Assemblée nationale et le Sénat l’ont déjà adopté et elle est déjà sur la table de la cour constitutionnelle avant qu’elle ne soit promulgué par le chef de l’État. Donc pour nous c’est vraiment un sentiment de satisfaction et nous pensons qu’il nous faut encore militer davantage pour arriver à obtenir concrètement cette loi afin de voir si les personnes handicapées peuvent être respectées et considérées dans notre pays” a dit Prince Mundenga
Cependant, connaissant que la mise en pratique de différentes lois a toujours causé problème en RDC, ce jeune leader de Goma qui, d’ailleurs a été candidat aux législatives de 2018 mais écarté par le seuil électoral et qui dit croire que celle là elle pourra être appliquée, plaide pour l’accélération dans les étapes qui restent afin que cette loi chose réelle pour la protection et la promotion des personnes handicapées partout au pays.
Il faut dire que cette loi propose un quota pour les personnes vivant avec handicap dans la gestion de la chose publique à tous les niveaux des institutions de la RDC.
Et selon ce texte de lois, est considérée comme personne avec handicap, tout celui qui présente des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables ainsi que la personne, atteinte d’albinisme et du nanisme dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à sa pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres personnes.
Cette loi punit d’une amande de deux cents cinquante à cinq cent mille francs congolais (250 USD), toute personne qui viole les dispositions de l’article 43 de cette loi organique.
Le texte propose des peines allant de trois à six mois de servitude pénale principale, contre toute personne avec handicap ou non qui aura utilisé ou qui sera tenté d’utiliser un enfant mineur comme assistance humaine.
Victoire Muliwavyo

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