Par Frédéric Feruzi
Il s’agit d’un atelier qui rassemble des femmes des institutions étatiques et non-étatiques. Il est organisé à l’initiative de la Monusco qui entend les sensibiliser sur le rôle qu’elles peuvent jouer dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits-calibres.
Les participantes viennent de diverses organisations. La Monusco qui accompagne la reforme du secteur de la sécurité en RDC a de nombreuses attentes de leur formation qui intervient dans un contexte particulier d’Etat de siège au Nord-Kivu.
Loin d’être les principales victimes des conflits qui se servent des armes, les femmes peuvent contribuer aux processus de leur résolution laisse entendre, le chef de bureau de la Monusco dans son message de circonstance lu par un membre de la section reforme du secteur de la sécurité de la Monusco. ‘’La section RSS de la division des affaires politiques pensent que les femmes doivent prendre conscience de leur rôle et responsabilité dans la sensibilisation l’éducation des communautés et dans le contrôle des armes illicites car elles peuvent mener des activités d’éveil citoyennes et d’alertes sur le flux illicites des armes et peuvent améliorer la gestion des conflits et participer ainsi de façon significative dans la lutte contre la prolifération des armes légères et petits-calibres’’, dit-il.
Organe de l’Etat congolais en charge de sensibilisation sur la prolifération des armes légères et petits-calibres, leur destruction et le marquage des armes de l’Etat, la commission nationale de contrôle des armes légères et de petits-calibres et réduction des violences armées voit en cet atelier une opportunité. Elle se félicite de l’apport de son partenaire qui est la Monusco pour rendre cette formation possible.
Son secrétaire national qui se fait aussi représenter a aussi presque les mêmes attentes que la Monusco qui rentre dans les objectifs de la commission. ‘’Une gestion efficace des armes et munitions tout en plaçant la femme au cœur de l’action nous permettra tant au niveau national, régional qu’international de réduire sensiblement la violence basée sur le genre, de faciliter la traçabilité des armes et des munitions depuis le fabricant jusqu’à l’utilisateur, de lutter contre les transferts illégaux d’ares et des munitions aux fins de briser totalement relative au terrorisme, au trafic de drogue et de minerais, mettre fin aux souffrances humaines plus particulièrement les femmes et les enfants plusieurs fois victimes tout en incitant les communautés au développement intégral’’, indique-t-il.
L’administration militaire y trouve une autre voie de sortie de l’instabilité
40 expertes vont sortir de cette formation au bout de trois jours. Leur travail est susceptible d’apporter un coup de pouce aux opérations que les autorités de l’Etat de siège mène pour endiguer l’insécurité au Nord-Kivu, laisse entendre le vice-gouverneur Romy Ekuka Limpopo.
‘’Le présent atelier tombe donc à point nommé car il permet de sensibiliser les uns et les autres, et particulièrement les femmes qui pour la plupart de temps sont les premières victimes des conséquences de la prolifération des armes’’, fait-il observer.
A part être victime, une femme qui est sensibilisée peut éviter de se faire utiliser dans le trafic d’armes et contribuer donc à la lutte contre leur prolifération, fait savoir l’autorité. Elle doit donc aussi dénoncer tout trafic d’armes pour faire assoir la paix et la sécurité, a souhaité le commissaire de la police.

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