D’entrée de jeu, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’inquiétude porte sur le groupe armé dont les attaques ont entraîné une augmentation du nombre de victimes civiles. En effet, l’ADF/MTM s’attaque à la population depuis plus de dix ans sans que l’on connaisse le nombre de combattants dont elle dispose, ni le nombre exacte de victimes qu’elle a faites. Les estimations circulant dans les services de sécurité diplomatiques, les organisations onusiennes et les ONG sont mises au profit du doute. Personne ne sait cependant combien demeurent à ce jour dans les maquis, ni la part des forces accompagnantes (femmes et enfants nés dans le maquis).
“Au-delà de la loupe déformante des critiques des un et des autres à l’emporte-pièce, l’accès difficile à la restauration de la tranquillité sécuritaire, l’herméticité du groupe terroriste de l’ADF, l’identité douteuse des acteurs extérieurs présents sur le terrain et le cadre paradigmatique dans lequel nous pensons la violence et plus particulièrement la violence extrême, ont façonné ensemble notre lecture de l’incompréhension pendant cette période exceptionnelle de l’état de siège, en cours d’exécution depuis le 6 mai dernier sur décision souveraine du chef de l’Etat Congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo”, a indiqué Muhindo Magezi Celce député provincial du Nord-Kivu, lors d’une brève adresse à lesvolcansnews.net
A l’en croire, la situation dans certaines parties des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu en plein état de siège, s’est gravement détériorée au cours des derniers mois. Une intensification des attaques contre les civils, l’incendie des véhicules automobiles et les forces de sécurité par des terroristes de l’ADM/MTM est sans nul doute, l’illustration d’un échec indubitable de l’état de siège.
Il convient de signaler que, le nombreuses parties de l’est de la RDC continuent d’être déchirées en raison des activités des groupes armés et des conflits inter-communautaires.
Paul Zaïdi

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