L’engagement du ministre de l’industrie (Autorité morale du Burec) dans le travail, le distinguant dans le gouvernement Ilunga, était un signe pour exprimer la volonté de ce parti pour le changement en faveur du peuple, sous-entend le Burec.
Grace aux relais dans les réseaux sociaux de ses multiples initiatives, l’opinion congolaise a pu découvrir l’engagement de Julien Paluku, pour notamment la réforme du secteur industriel de la R.D.Congo en marasme.
Plans de relance, obtention de financements, signature des accords avec des partenaires de divers horizons, etc., le ministre de l’industrie ne manquait aucune occasion pour tenter de relever l’industrie, convaincu que la région de grands-lacs représente un grand marché qui peut profiter à la relance de l’économie de la RDC.
Et que donc, personne ne saurait prétendre avoir précédé le Burec à l’union sacrée !
Le Burec Nord-Kivu (Bloc uni pour la renaissance du Congo) est sorti devant les médias ce samedi après-midi, pour couper court aux polémiques qui ont pris d’assaut l’opinion, en réaction au tweet de Julien Paluku. L’autorité morale du Burec appelle le gouvernement à tirer toutes les conséquences de la chute du bureau de Jeanine Mabunda, à l’assemblée nationale.
‘’Depuis le 26 Aout 2019, son excellence Julien Paluku a accepté volontier de servir la nation au sein du gouvernement de la république, nous l’avons vu nous et vous sur tous les fronts pour la relance de l’industrie. Le fait pour lui d’avoir accepté de servir volontiers au sein du ministère, c’est une preuve suffisante qu’il est disposé à accompagner le chef de l’État comme il le faisait déjà avec succès. Il en est de même pour son excellence, Nzanzu Kasivita Carly pour la province’’, explique Aimé Mbwugheki, l’un de hauts cadres du Burec, au Nord-Kivu.
Le politique interroge l’opinion. ‘’Peut-on être ministre ou gouverneur de province et refuser d’accompagner le chef de l’État ? La réponse est non !’’ dit-il. Il précise que l’union sacrée est une initiative politique qui rejoint une logique que le Burec véhicule depuis ses débuts. ‘’Le Burec parle de renaissance et émergence. Renaitre signifie naitre de nouveau et le sens profond qu’il faut reconnaitre à ça, ça signifie qu’on sait quand même qu’il y’a eu certaines faiblesses et que ces faiblesses-là il faut voir comment les corriger et aller de l’avant’’, relève-t-il.
Un opérateur politique qui n’est pas prêt à soutenir la refondation de l’État n’en est pas un !
Le Burec ne dit pas clairement qu’il quitte le front commun pour le Congo (FCC). Toutefois, sa prise de distance avec cette plateforme électorale est à peine voilée. Témoin cette partie des explications d’Aimé Mbwugheki. ‘’Le président de la république, à travers l’union sacrée, appelle les hommes et les femmes politiques à refonder la nation. Chacun vient avec son poids politique en nombre d’élus nationaux et provinciaux, c’est à travers les institutions de la république au niveau provincial et au niveau national que va s’opérer cette mutation, mais ce n’est pas dans la rue !’’, explique-t-il. La rue signifie l’opposition. Or depuis toujours, Julien Paluku répète qu’il ne fera jamais l’opposition mais il sera toujours avec le pouvoir.
Aimé Mbwugheki tend à prendre pour traitre quiconque pourrait s’écarter de la refondation de l’État que prône l’union sacrée :
’’Qui ne veut pas qu’on puisse refonder la nation ? Donc on peut trouver un seul opérateur politique qui s’oppose à ce qu’on puisse refonder la nation ? Qui s’oppose qu’on puisse dire qu’on peut mieux faire qu’hier ? C’est une logique pour tout opérateur politique qui aime son pays. On dit voilà il y’a des choses que nous avons mal faites hier, nous voulons faire un sursaut pour faire mieux et vous dites, moi non je ne voudrais pas qu’on fasse mieux! Je ne crois pas qu’on puisse en avoir.’’ Aimé Mbwugheki qui insiste plusieurs fois que le Burec a précédé l’histoire dans l’union sacrée pour la nation invite les autres à adhérer à cette nouvelle dynamique. ’’Réalisme politique oblige. Adhérer à l’union sacrée est une conséquence logique et normale de tout opérateur politique qui veut réellement servir sa nation. C’est dans cet accompagnement des idéaux du chef de l’État que nous invitons les uns et les autres !’’, fait-t-il observer.
Par Frédéric Feruzi

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