Kitshanga : Certaines écoles se rangent en ordre de bataille contre la propagation de la COVID-19 (Dossier)

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« Bien que la zone de santé de Mwesso n’a plus de cas actif de coronavirus, certaines écoles de Kitshanga ne baissent pas le bras pour lutter contre cette pandémie mondiale. Le port de masque et l’observance des mesures barrières contre le coronavirus sont toujours d’application en milieu scolaire dans cette partie de la chefferie de Bashali en territoire de Masisi au Nord Kivu. Pour lutter contre la propagation de ce virus en milieu scolaire, les autorités scolaires s’impliquent activement dans la sensibilisation des élèves au respect des gestes barrières. »

A l’Institut Saint Augustin par exemple, toutes les dispositions ont été prises pour lutter contre la propagation de cette pandémie planétaire en milieu scolaire. A l’entrée de l’enclos de l’école, un seau robinet y a été installé pour le lavage de mains. Les autorités scolaires ont fait de même pour les portes de certaines salles de classes. L’objectif est de faire de cette école un milieu à l’abri de la COVID 19 comme l’explique TABU WAMBA Faustin, préfet des études de cette école.
« Nous, comme autorités, nous portons ces dispositifs, même les enseignants, c’est une façon pour nous de prêcher par l’exemple, car lorsque nous demandons aux élèves de porter ces masques et de se laver régulièrement les mains, nous devons être les premiers à le faire pour qu’ils suivent notre exemple. Les dispositifs de lavage de mains sont disponibles à l’école, avec nos simples moyens que nous avons. Sauf que nous n’avons pas de moyens suffisants pour outiller l’école avec tout ce qu’il faut pour lutter contre cette pandémie. Mais avec les moyens de bord, nous faisons ce qui est à notre pouvoir, » précise-t-il.


Les enseignants ont également bénéficié de masque de protection dès la reprise de cours. Ceci pour leur permettre de se protéger et de protéger les élèves lorsqu’ils dispensent les cours. C’est ce qu’a dit KABUYAYA KAKULE, Directeur de discipline à l’Institut Saint Augustin. Toutefois, il reconnait qu’il y a une sorte de relâchement de la part de certains élèves. Raison pour laquelle les autorités scolaires sensibilisent chaque matin les élèves au respect de gestes barrières, à défaut le contrevenant est punie.
« D’une manière un peu stricte, le Directeur de discipline prend la charge d’imposer aux élèves le port de masque à l’école. S’il y a des dérapages, s’il y a des élèves qui ne veulent pas porter le masque, on leur donne des punitions pour qu’ils puissent comprendre que se protéger c’est un devoir, » a-t-il révélé.
Certains élèves ont compris le danger qui le guette s’ils ne se protègent pas. C’est le cas de ce finaliste qui porte son masque de protection. Pour lui, le danger est là, il faut se protéger.
« Je porte le masque pour me protéger et protéger les autres. Nous avons passé cinq mois à la maison à cause de cette maladie. C’est un danger permanent. Beaucoup de personnes meurent à travers le monde. Voilà pourquoi nous devons faire attention pour ne pas attraper cette maladie surtout à l’école. J’invite mes collègues à acheter ces masques. Ils ne coutent pas cher. C’est seulement 500FC. Nous devons nous protéger et protéger nos proches de cette maladie, » sensibilise-t-il.
Mais d’autres s’en foutent de ce danger planétaire. C’est le cas de cette fille qui affirme qu’elle n’a jamais porté un masque de protection bien qu’elle reconnait l’existence du coronavirus.
« Je porte jamais le masque de protection car je ne l’aime pas. Quand je le porte ça m’étouffe. Je ne parviens pas à respirer. Je sais que le coronavirus existe mais je n’ai pas de choix, » indique-t-elle.
Pour rappel, la zone de santé de Mwesso dans laquelle se situe cette école, avait enregistré plus d’un cas de COVID 19.

Franck MASUNZU

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