Les forces armées de la République Démocratique du Congo ont lancé, tôt le matin de ce dimanche 25 octobre, des nouvelles attaques contre le maï maï Mazembe à Kanzanza, localité située sur la côte Ouest du lac Édouard dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu.
Selon l’administrateur du territoire de Lubero qui livre la nouvelle, tous les miliciens qui occupaient cette zone ont été mis en déroute par les FARDC et tous leurs campements détruits. Il indique également que l’actuel leader de ce groupe armé, le général- autoproclamé Shetani, est en fuite avant de donner un bilan provisoire d’un maï maï tué et 2 autres capturés.
Il appelle ainsi les habitants ayant fuis la région de regagner leur localité car la région est désormais sous contrôle des FARDC.
“Nous demandons à la population de Kanzanza et de toutes les agglomérations voisines de regagner leur milieu respectif car la situation est déjà sous contrôle de nos forces de l’ordre et nous en appelons à la population du territoire de Lubero de collaborer avec nos forces de l’ordre pour mettre hors d’état de nuire tous ces bandits qui mettent nos familles dans des conditions inadmissibles,” a déclaré Richard Nyembo wa Nyembo à nos confrères de radio Okapi.
Du côté de l’armée, l’on indique que les FARDC se comportent bien sur terrain, promettant de donner le bilan plus tard.
Pendant ce temps, la coordination de la nouvelle société civile de Lubero salue ces assauts de l’armée, toutefois elle déplore ces déplacements massifs de la population en souffrance. Son président Baireke Kisusu appelle cependant les autorités politico-administratives et militaires à éradiquer définitivement l’activisme de ces maï maï pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations.
Signalons que depuis un bout de temps, ces maï maï Mazembe du Feu Kitete régnaient en maître dans cette localité en imposant des taxes illégales à la population avant de se voir y être délogés ce dimanche par l’armée régulière.
La population craint des représailles et invite l’armée à y demeurer pour sa sécurité.
Victoire Muliwavyo

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