Rutshuru : 1 300 familles de déplacés sans assistance à Kiwanja

Au moins 1 300 familles de déplacés vivant à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, se trouvent aujourd’hui dans une situation critique sur le plan de l’assistance humanitaire, et ce depuis plusieurs mois.

Arrivées pour la plupart au cours du dernier trimestre de l’année 2025, ces familles ont fui l’insécurité persistante dans plusieurs villages des chefferies de Bwisha et de Bwito.

La majorité de ces déplacés sont hébergés par des familles d’accueil, elles-mêmes confrontées à de grandes difficultés économiques, et ce, sans appui extérieur depuis leur arrivée.

Ces ménages peinent à subvenir à leurs propres besoins, encore moins à ceux des personnes qu’ils accueillent.

« Ils sont arrivés, mais la situation n’est pas bonne. Nous manquons de quoi les nourrir et même de l’espace pour les faire dormir. Nous ne mangeons qu’une seule fois par jour. Ici, j’ai accueilli deux familles, ce qui fait un total de 21 personnes, y compris ma propre famille », témoigne Valence Kanyere, mère de famille.

Pour les déplacés, la situation devient chaque jour plus difficile. Ils parlent d’un quotidien marqué par le manque de nourriture, l’absence de soins de santé et l’impossibilité de scolariser leurs enfants. Beaucoup expliquent que, depuis leur arrivée à Kiwanja, leurs conditions de vie se sont détériorées, faute de moyens et d’assistance.

Face à cette réalité, le seul espoir reste l’intervention des personnes de bonne volonté et des organisations humanitaires.

Selon le comité des déplacés, les besoins sont multiples et urgents, notamment en alimentation, en soins médicaux, en articles ménagers de base et en accès à l’éducation pour les enfants. Sans une réponse rapide, préviennent les acteurs locaux, la situation humanitaire pourrait continuer à se détériorer.

Victoire Muliwavyo