La baleine échouée sur la côte atlantique de Muanda est morte jeudi 2 juillet 2026, au Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, où l’Institut congolais pour la conservation de la nature appelle la population à ne pas approcher la carcasse en attendant les analyses destinées à déterminer les causes exactes de sa mort.
« Nous pouvons confirmer aujourd’hui que la baleine est décédée. L’échouage constituait le dernier signe qu’elle avait manifesté, mais elle n’était déjà plus en vie. Ce qu’il reste à faire maintenant, c’est d’enlever la carcasse de l’endroit où elle se trouve pour procéder à son enterrement », a déclaré le directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et directeur chef du Parc marin des Mangroves, De Dieu By’Ayombe.
Lors d’une interview accordée à la presse, le responsable de l’ICCN a indiqué que toutes les dispositions sont en cours afin d’évacuer la carcasse vers un site sécurisé appartenant à l’institution, où elle sera inhumée sous surveillance.
Il a insisté sur les risques sanitaires que représente cet animal en décomposition, dont les causes de la mort demeurent inconnues.
« Nous ne savons pas de quoi elle est morte. Nous ne pouvons pas accepter que la communauté consomme cette viande non analysée au risque de provoquer des épidémies ou des zoonoses. Nous demandons à toute la population de ne pas s’approcher de cet animal et de ne pas le toucher », a-t-il prévenu.
Le directeur provincial de l’ICCN recommande également à toute personne ayant eu un contact direct avec le cétacé de consulter rapidement une structure sanitaire par mesure de précaution, dans l’attente des résultats des investigations qui permettront d’établir l’origine exacte de son décès.
Les opérations de récupération de l’animal se heurtent toutefois à un important défi logistique. Selon De Dieu By’Ayombe, les moyens techniques disponibles à Muanda ne permettent pas de déplacer un animal d’une telle taille.
« La baleine pèse environ 10 tonnes. La grue disponible ne pouvait soulever que 6 tonnes. Nous poursuivons les démarches auprès d’autres structures disposant d’équipements adaptés afin de transporter la carcasse vers le site où elle sera enterrée », a-t-il expliqué.
Une fois transportée, la baleine sera enterrée sur une parcelle de l’ICCN. Une surveillance sera assurée durant les premiers jours de décomposition afin d’empêcher toute tentative d’approche ou de prélèvement par la population.
Le responsable du Parc marin des Mangroves a également tenu à dissiper certaines rumeurs relayées après l’échouage de l’animal. Selon lui, les cavités observées sur la peau de la baleine sont dues à la présence de parasites naturels et non à des impacts de projectiles. Il rappelle que ces parasites peuvent être porteurs de zoonoses transmissibles à l’homme, justifiant ainsi les mesures de précaution imposées par les autorités.
Évoquant cet événement, De Dieu By’Ayombe estime qu’il constitue une situation exceptionnelle sur le littoral congolais.
« Ce type d’événement demeure exceptionnel et imprévisible, nous profitons pour plaider le renforcement de la coordination entre les services compétents afin d’améliorer la gestion d’éventuels cas similaires », a-t-il plaidé.
L’échouage de cette baleine est considéré comme le premier cas d’une telle ampleur enregistré sur la côte atlantique de Muanda, dans le territoire de Muanda, province du Kongo Central, située au sud-ouest de la République démocratique du Congo, en bordure de l’océan Atlantique. Signalé au début de cette semaine, l’animal avait mobilisé plusieurs services de l’État, dont l’ICCN, qui avaient tenté en vain de le secourir et de l’évacuer avant l’annonce officielle de son décès, jeudi 2 juillet 2026.
Elisé Kant

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