L’état des infrastructures constitue l’un des premiers obstacles à l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations affectées par les crises.
Dans plusieurs zones, les routes empruntées par les acteurs humanitaires sont en état de délabrement et deviennent difficilement praticables, surtout pendant la saison des pluies.
Emmanuella VASIKYA, secrétaire exécutive de l’organisation AVSD et point focal des organisations humanitaires féminines au Nord-Kivu, l’explique comme un obstacle majeur à l’accès humanitaire.
« Par des routes où l’accès humanitaire se fait sur des routes en terre battue, surtout en période pluvieuse, celles-ci sont de plus en plus exposées à la pluie et se dégradent davantage. Et s’il faut déjà parler des routes en mauvais état, vous verrez aussi que la plupart des ponts sont soit en planches, soit construits avec des matériaux peu consistants, ce qui impacte l’accès à l’aide humanitaire », explique-t-elle.
Par ailleurs, cette actrice humanitaire souligne également que ces difficultés sont aggravées par l’arrêt des activités à l’aéroport international de Goma. Selon elle, cette fermeture limite aussi les possibilités d’acheminement de l’aide par voie aérienne.
« Cela pose également un problème pour le transport par avion. L’aéroport de Goma ne fonctionne pas, donc il sera difficile d’envisager l’acheminement de l’aide humanitaire par voie aérienne. À ce moment-là, c’est compliqué », ajoute-t-elle.
Face à ces contraintes, cette humanitaire estime qu’il est nécessaire de renforcer la coordination entre les différents acteurs au niveau national afin de faciliter l’acheminement et la distribution de l’aide humanitaire. Elle indique que l’ouverture de couloirs humanitaires devrait prendre en compte ces différents aspects afin de permettre aux populations dans le besoin d’accéder plus facilement à l’assistance.
Victoire Muliwavyo










