Ituri : 7 morts dans un présumé empoisonnement alimentaire à Ariwa

Le bilan d’un présumé empoisonnement alimentaire est passé de cinq à sept morts au centre commercial d’Ariwara, dans le territoire d’Aru, en province de Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, ont indiqué jeudi des sources policières et médicales à l’issue d’une réunion restreinte du conseil de sécurité territorial.

Les victimes auraient consommé un repas familial dans ce centre commercial frontalier, avant de succomber dans des circonstances encore floues.

« Nous sommes revenus sur l’aspect de ce présumé empoisonnement pour savoir ce qui s’est passé afin de comprendre comment nous avons pu perdre sept personnes à la suite de la consommation d’un repas pourtant familial dans ce centre commercial », a déclaré l’administrateur policier du territoire d’Aru, le commissaire supérieur principal Richard Mbambi, à l’issue de la réunion consacrée notamment à la sécurité alimentaire.

Le centre commercial d’Ariwara, situé dans le territoire d’Aru, est un important pôle d’échanges transfrontaliers. Les circonstances exactes du drame demeurent toutefois indéterminées.

« Au stade actuel, il n’y a pas de précision démontrant clairement l’empoisonnement, mais la police continue de mener les enquêtes et la vérité finira par triompher concernant la présumée victime arrêtée », a ajouté Richard Mbambi, sans fournir davantage de détails sur l’identité du suspect ni sur les éléments matériels recueillis.

Lors de cette réunion sécuritaire, l’autorité territoriale a également affirmé que la situation sécuritaire dans l’ensemble d’Aru restait calme. Il a appelé la population à poursuivre sa collaboration avec les services de sécurité « pour la paix qui s’impose petit à petit », tout en exhortant les habitants à éviter tout recours à la justice populaire.

Le médecin traitant des victimes, identifié comme M. Mutro, a lui aussi été auditionné par les membres du conseil restreint de sécurité.

« J’ai affirmé n’avoir reçu aucun indice provenant de la nourriture consommée par les personnes décédées qui pourrait me permettre d’examiner s’il s’agit réellement de poison ou non. Mais mon constat est que la manière dont les frères et sœurs mouraient pourrait être un signe de poison. Actuellement, sept personnes sont mortes tandis que deux poursuivent encore des soins », a-t-il expliqué.

Une enquête policière est en cours pour déterminer les causes exactes des décès, alors que les autorités locales appellent au calme dans cette zone déjà confrontée à des défis sécuritaires récurrents.