Ituri : 50 ex-combattants du groupe Tchini ya Tuna déposent les armes à Irumu

Cinquante éléments du groupe armé « Tchini ya Tuna », dont quatre femmes, ont déposé les armes dimanche à Balingina, chef-lieu du groupement Bokucho, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo), ont indiqué des sources administratives locales.

Lors de cette reddition officielle, les ex-combattants ont remis cinq fusils d’assaut de type AK-47, un revolver ainsi qu’environ 600 munitions aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

« Ces ex-combattants ont remis cinq (5) armes du type AK-47, un revolver ainsi qu’environ 600 munitions de guerre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », a déclaré l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, le colonel Jean Siro Nsimba.

S’exprimant au nom du gouverneur militaire de l’Ituri, il a salué la reddition de ces éléments, principalement actifs dans la chefferie de Walese Vonkutu, qualifiant cette démarche de « pas important vers la consolidation de la paix ».

« Nous félicitons ces éléments pour avoir répondu à l’appel du Chef de l’État. Cette démarche s’inscrit dans le processus de désarmement et de stabilisation de notre province. Nous les encourageons à poursuivre leur engagement dans la voie de la paix et de la réintégration communautaire », a-t-il ajouté.

De son côté, Édouard Matope, l’un des ex-combattants ayant déposé les armes, a estimé que cette décision marque « un tournant » pour les membres du mouvement.

« Cet acte témoigne de notre volonté d’accompagner l’effort du gouvernement congolais dans la consolidation de l’unité nationale et du vivre-ensemble. Cette démobilisation n’est pas une fin, mais le début d’un nouveau chapitre placé sous le signe de la réintégration et de l’espérance », a-t-il affirmé, appelant les autres groupes armés encore actifs dans la région à suivre la même voie.

Cette reddition intervient dans le cadre de l’approche militaire et non militaire mise en œuvre par les autorités provinciales sous l’impulsion du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, visant à restaurer la paix et l’autorité de l’État.

Elle s’inscrit également dans la vision du président Félix Tshisekedi, qui a fait de la pacification de l’Est de la République démocratique du Congo l’une de ses priorités.

La cérémonie officielle s’est déroulée en présence de l’administrateur militaire d’Irumu, du représentant de la 32e région militaire, des responsables du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), d’un député provincial, des membres du comité territorial de sécurité, des représentants de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ainsi que de la population locale, ont précisé les autorités.

 

La rédaction