Environnementaliste et spécialiste du plastique, Faustin Nyebone soutient l’idée du directeur de la province éducationnelle Nord-Kivu 1, qui vient d’interdire l’utilisation des gourdes en plastique chez les enfants à l’école.
Dans un communiqué du 16 février dernier, rendu public ce 19 février 2026, Mashagiro Ngagi indique que conserver de l’eau ou du jus dans des gourdes en plastique exerce un impact négatif sur l’apprentissage des enfants.
Dans une interview accordée à Les Volcans News, cet environnementaliste de Goma soutient cette décision et ajoute que les récipients en plastique contiennent des additifs qui nuisent au bon fonctionnement du cerveau humain et constituent un danger pour la santé. Il sensibilise les parents à abandonner le recours aux gourdes en plastique pour le bien-être de leurs enfants.
« Retenez qu’à part cette matière plastique que nous voyons, il y a aussi les additifs qu’on ajoute dans le plastique pour lui donner des propriétés voulues. Je vais citer par exemple les phtalates, qui sont des retardateurs de flamme. Les phtalates ont un impact sur le développement du cerveau, y compris sur le fonctionnement cognitif et moteur. L’exposition aux phtalates pendant la grossesse impacte négativement le cerveau : le volume de la matière grise et blanche peut être réduit et, par conséquent, le quotient intellectuel également », explique-t-il.
Les plastiques constituent actuellement une grande problématique dans le monde. Au-delà d’impacter l’environnement, ils affectent également la santé humaine, selon des chercheurs.
Pour sensibiliser sur cette problématique et sur le danger que représentent les plastiques, l’ONU a consacré une Journée internationale sans sacs plastiques. Célébrée le 3 juillet de chaque année depuis 2010, cette initiative mondiale vise à sensibiliser le public à l’impact néfaste des sacs plastiques sur l’environnement, parmi d’autres produits courants principalement fabriqués à partir de plastique dérivé du pétrole, et à encourager l’adoption de solutions durables.
Ce matériau constitue une source majeure de pollution et représente un risque pour la biodiversité. En plus d’être très peu biodégradable, le sac en plastique se disperse rapidement dans les mers et dans la nature, causant d’énormes dégâts, allant jusqu’à laisser des particules plastiques dans le cerveau humain et le sperme, renchérissent des chercheurs.
Victoire Muliwavyo










