La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a rejeté, mardi 13 octobre 2026, la demande de mise en liberté provisoire de Nathanaël Onokomba, poursuivi pour des faits présumés d’apologie du terrorisme dans la capitale de la République démocratique du Congo, une décision contestée par son avocat.
La juridiction a motivé son refus par la gravité des faits reprochés au prévenu. Cette décision est contestée par Me Gabriel Issamba, avocat de Nathanaël Onokomba, qui remet en question la régularité de la procédure et rappelle que son client avait déjà été acquitté pour les mêmes faits par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe.
La défense estime que cet acquittement antérieur soulève des interrogations sur les poursuites engagées contre son client. Elle dénonce également plusieurs irrégularités qu’elle considère comme des violations des règles encadrant la détention.
Selon Me Gabriel Issamba, le parquet n’aurait établi ni mandat d’arrêt provisoire ni procès-verbal de saisie du prévenu. L’avocat affirme aussi que Nathanaël Onokomba n’a jamais été présenté en chambre du conseil depuis juillet 2026, une démarche qui, selon la défense, aurait dû permettre de régulariser sa détention.
Me Issamba regrette que ces irrégularités présumées n’aient pas été prises en compte par les juges du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe et de la Cour d’appel. Pour la défense, ces éléments auraient dû être examinés avant toute décision concernant le maintien en détention de son client.
La prochaine audience est fixée au vendredi 16 octobre 2026 à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe doit y poursuivre l’instruction de cette affaire.
Malgré le rejet de la demande de mise en liberté provisoire, l’avocat affirme que la défense entend poursuivre ses démarches judiciaires et maintenir sa confiance dans les institutions judiciaires.
« Croire à une justice équitable et impartiale », demeure la position exprimée par la défense, qui espère que les arguments présentés seront examinés au cours de la suite de la procédure.
Cette affaire intervient alors que la question du respect des droits des personnes poursuivies, notamment les garanties liées à la détention et au droit à la défense, reste au centre des débats judiciaires en République démocratique du Congo. L’acquittement antérieur évoqué par l’avocat et les irrégularités dénoncées devront être appréciés au regard des pièces du dossier et des décisions judiciaires concernées.
La rédaction

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