L’école primaire 2 Nkwenda, située au quartier Buturande, dans la cité de Kiwanja, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, fait face à des difficultés financières et à la précarité de ses infrastructures, perturbant l’apprentissage d’une centaine d’élèves.
Cet établissement conventionné protestant compte 6 classes et fonctionne dans des bâtiments loués dont l’état ne répond pas aux exigences d’un environnement scolaire adapté. Les moyens financiers limités de l’école compliquent également la motivation des enseignants et l’acquisition du matériel didactique indispensable à la formation des enfants.
Selon la directrice de l’établissement, Kahindo Kitheme Wasingya, l’école ne bénéficie pas de la prise en charge de l’État congolais. Son fonctionnement dépend essentiellement des contributions des parents, dont les capacités financières restent limitées.
« Sur le plan financier, c’est très difficile. Vous le savez, actuellement, nos patrons sont les parents. Ceux qui en ont la possibilité apportent juste un peu d’argent. Ceci nous aide à motiver les enseignants et à acheter les craies, les cahiers et des livres », explique Kahindo Kitheme Wasingya.
À ces difficultés financières s’ajoutent des conditions d’apprentissage préoccupantes. Les salles de classe sont construites avec des matériaux précaires, notamment des planches et de la boue, tandis que certaines parties des murs restent inachevées. Cette situation expose les élèves et les enseignants aux intempéries, particulièrement pendant la saison des pluies.
Les précipitations perturbent régulièrement le déroulement des activités pédagogiques. Lorsque la pluie s’abat sur la cité de Kiwanja, les enseignants sont parfois contraints de suspendre les cours, privant ainsi les écoliers de précieuses heures d’apprentissage.
« Les bâtiments sont moyennement en bon état, mais ils ne remplissent pas les critères des salles de classe, car lorsqu’il pleut, nous sommes obligés d’arrêter les cours », déplore la directrice.
L’absence de toilettes constitue une autre difficulté majeure pour cet établissement scolaire. D’après Kahindo Kitheme Wasingya, aucun bloc sanitaire n’était disponible lorsque l’école s’est installée sur le site qu’elle occupe actuellement. Cette insuffisance complique le respect des règles d’hygiène et d’assainissement au sein de l’établissement.
Face à ces difficultés, la construction de salles de classe répondant aux normes scolaires, l’aménagement de sanitaires et l’amélioration des infrastructures existantes figurent parmi les besoins prioritaires de l’école primaire 2 Nkwenda. Un soutien financier et matériel permettrait également de renforcer les capacités de l’établissement et d’améliorer les conditions de travail des enseignants.
En attendant une éventuelle intervention des autorités éducatives ou des partenaires, une centaine d’enfants continuent leur scolarité dans des conditions difficiles. La faiblesse des ressources financières, l’état des bâtiments et l’absence de sanitaires demeurent des obstacles au bon déroulement des activités scolaires.
Dans le territoire de Rutshuru, situé au nord-est de la province du Nord-Kivu, les difficultés d’accès à des infrastructures scolaires adaptées constituent un défi pour plusieurs communautés. À Kiwanja, la situation de l’école primaire 2 Nkwenda met en évidence les besoins persistants en matière d’équipements, d’assainissement et de financement de l’éducation. Aucun chiffre global récent sur le nombre d’écoles confrontées aux mêmes difficultés n’est toutefois fourni dans les informations disponibles.
La rédaction

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