La Société civile Forces vives de Masisi dénonce la destruction massive de bananiers et l’abattage d’arbres dans plusieurs villages du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, depuis septembre 2026, une mesure attribuée aux autorités de facto, qui menace directement l’agriculture, l’environnement et les revenus des familles locales.
Dans une déclaration de presse datée du mardi 1er septembre 2026 et signée à Pinga/Bushimoo, le rapporteur général de la Société civile Forces vives de Masisi, Télesphore Mithondeke, affirme que cette pratique a déjà commencé dans certaines entités, notamment Miandja, Hembe et Kahanga.
Selon cette structure citoyenne, les opérations concernent plusieurs axes du territoire de Masisi, dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment Loashi-Bukombo-Nyabiondo, Loashi-Ngesha-Burora-Kaandja ainsi que Loashi-Lushebere-Hembe-Kahanga.
« Cette décision se rapporte à la destruction massive des champs des bananiers et l’abattage de tous les arbres situés sur plusieurs axes, sacrifiant ainsi des milliers de familles qui dépendent exclusivement de ces activités agricoles », dénonce Télesphore Mithondeke, rapporteur général de la Société civile Forces vives de Masisi.
La structure dénonce également le fait que certaines populations seraient contraintes de participer elles-mêmes à la destruction de leurs plantations et des arbres pendant les journées de travaux communautaires appelées « salongo ».
Pour la Société civile, cette situation risque d’aggraver la précarité des familles qui tirent principalement leurs revenus de l’agriculture. Elle estime que la disparition des bananeraies pourrait également affecter l’approvisionnement de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, qui reçoit une partie importante de ses bananes plantains et de son bois en provenance du territoire de Masisi.
La structure citoyenne alerte aussi sur les conséquences environnementales liées à la disparition massive des arbres. Elle évoque notamment les risques de dégradation des sols, de glissements de terrain et d’aggravation des effets liés aux changements climatiques dans une région déjà exposée aux catastrophes naturelles.
Sur le plan humanitaire, elle craint que la destruction des cultures prive progressivement des familles de nourriture et de revenus nécessaires pour répondre aux besoins essentiels, notamment la scolarisation des enfants et les dépenses quotidiennes.
La Société civile Forces vives de Masisi considère par ailleurs que la destruction de biens indispensables à la survie des populations civiles pourrait soulever de graves questions au regard du droit international humanitaire et demande que les autorités compétentes examinent la situation.
Elle appelle ainsi à l’arrêt immédiat de la destruction des bananiers et de l’abattage généralisé des arbres dans les zones concernées. Elle demande également aux instances compétentes de porter une attention particulière à la situation des habitants affectés afin de préserver leurs moyens de subsistance et leurs droits.
Le territoire de Masisi, situé dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, dépend fortement de l’agriculture familiale. Les bananes plantains, le bois et d’autres productions agricoles constituent depuis longtemps des sources importantes de nourriture et de revenus pour de nombreuses familles.
Dans sa déclaration publiée mardi 1er septembre 2026 à Pinga/Bushimoo, la Société civile Forces vives de Masisi estime donc que la poursuite de ces destructions pourrait avoir des répercussions bien au-delà des villages concernés, notamment sur l’économie locale, l’alimentation des ménages et l’approvisionnement de Goma.
Elisé Kant

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