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Rutshuru : deux civils tués par balles par des hommes armés à Kitagoma, près de l’Ouganda

Deux civils ont été tués par balles dimanche soir à Kitagoma, village du groupement Busanza, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, par des hommes armés non identifiés. L’attaque, survenue vers 21 heures, inquiète les habitants de cette zone frontalière avec l’Ouganda, déjà préoccupée par l’insécurité.

Selon des témoignages recueillis localement, les victimes, une femme prénommée Aisha et son voisin Yohana Baziyaka, échangeaient dans la cour de la résidence de ce dernier lorsque les assaillants ont fait irruption.

Les hommes armés ont ouvert le feu à bout portant sur les deux habitants avant de prendre la fuite dans une direction inconnue. Grièvement touchés, Aisha et Yohana Baziyaka n’ont pas survécu à leurs blessures.

« Ils étaient simplement en train de parler dans la cour lorsque les hommes armés ont tiré sur eux », rapporte un témoin local, sous couvert d’anonymat.

L’identité des auteurs de cette attaque et leurs motivations restent inconnues. Aucune revendication n’a été signalée jusqu’à présent par les sources locales.

Kitagoma se trouve dans le groupement Busanza, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, à proximité de la frontière avec l’Ouganda. Cette position géographique en fait une zone particulièrement sensible aux mouvements de personnes et aux incidents sécuritaires.

Au lendemain de cette double tuerie, la situation était relativement calme à Kitagoma ainsi que dans les autres villages de la localité de Nyamagana. Cette accalmie n’a toutefois pas dissipé l’inquiétude des habitants, qui redoutent de nouvelles violences.

Les autorités locales sont désormais attendues pour établir les circonstances exactes de cette attaque et identifier ses auteurs. L’incident intervient alors que le territoire de Rutshuru reste marqué par une succession d’actes de violence et d’enlèvements visant les populations civiles.

Ces dernières semaines, plusieurs incidents sécuritaires ont été rapportés dans différents secteurs du territoire. Dimanche 30 août 2026, le meurtre d’Aisha et de Yohana Baziyaka vient ainsi rappeler la persistance de l’insécurité dans cette partie du Nord-Kivu.

 

La rédaction

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