Le village de Habula, dans la localité de Banaulengo, groupement Luberike, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, connaît un mouvement de départ de ses habitants depuis dimanche 23 août 2026. Cette situation fait suite à plusieurs cas de pillage attribués aux combattants de l’Alliance des Patriotes pour un Congo libre et souverain, APCLS.
Le dernier incident a été rapporté dimanche. D’après des habitants contactés dans la zone, des hommes armés présentés comme des combattants de l’APCLS ont investi plusieurs maisons avant d’emporter des biens appartenant aux familles.
Face à la répétition de ces incursions, plusieurs ménages ont choisi de quitter le village. Certains habitants se sont réfugiés dans la brousse, alors que d’autres ont pris la direction de Ngenge, dans le groupement Waloa Yungu, ou se sont dispersés dans les villages voisins.
« Nous ne savons plus comment vivre ici. Chaque fois que les combattants arrivent, nous perdons nos biens. Nous avons préféré partir pour nous mettre à l’abri », témoigne un habitant ayant fui Habula.
Le même dimanche, un autre incident sécuritaire a été signalé sur l’axe Goma-Walikale, précisément à Milonge. Des hommes armés identifiés par des témoins comme appartenant au même groupe auraient intercepté un convoi de commerçants qui se rendaient de Goma à Walikale.
Les passagers auraient été dépouillés de plusieurs biens. Au cours de cette attaque, un conducteur de taxi-moto a été touché par balle au bras. Il a été conduit au centre de santé de Mungazi pour des soins.
« Le convoi a été arrêté alors que nous poursuivions normalement notre trajet vers Walikale. Après les tirs, tout le monde a paniqué. Un motard a été blessé au bras », rapporte sous anonymat une personne proche des victimes.
Ces incidents renforcent la crainte au sein de la population de cette partie du territoire de Walikale. Les habitants redoutent de nouvelles attaques et appellent les autorités à renforcer la sécurité dans la zone.
En attendant une amélioration de la situation, plusieurs familles restent éloignées de leurs habitations, dans l’espoir de pouvoir y retourner lorsque les conditions sécuritaires seront réunies.
La rédaction

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