À LA UNE

Minembwe : combats, mortiers et drones signalés ce jeudi dans plusieurs villages du Sud-Kivu

 

Des combats ont été signalés ce jeudi 20 août 2026 dès 6h45 dans les villages de Rugezi, Nyaruhinga et Mukoko, sur l’axe de Minembwe, au Sud-Kivu, avec des tirs de mortiers et l’emploi de drones, après une attaque nocturne contre l’hôtel Mwalu à Fizi-Centre.

Selon des informations locales et militaires, les affrontements ont éclaté dans plusieurs positions de l’axe de Minembwe, dans le territoire de Fizi, province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. La zone se trouve à proximité de la frontière avec le Burundi et à plusieurs centaines de kilomètres au sud de Bukavu.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) rapportent que des tirs de mortiers et des drones kamikazes ont été utilisés au cours des affrontements. Les mêmes moyens avaient déjà été signalés la veille, alors que deux personnes avaient été blessées dans des bombardements, selon les autorités militaires.

Les FARDC accusent le M23 d’être impliqué dans ces attaques. Des sources locales attribuent également les opérations à la coalition M23-Twirwaneho/AFC. Ces accusations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante au moment de la rédaction.

La situation intervient après une attaque aérienne survenue dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2026. Vers 1 heure du matin, des drones militaires ont ciblé l’hôtel Mwalu, à Fizi-Centre, chef-lieu du territoire de Fizi, dans le Sud-Kivu.

Deux bombes larguées par des drones de type TB2 ont frappé directement l’établissement, qui hébergeait des civils. Le bilan provisoire communiqué par les sources locales fait état de deux personnes grièvement blessées et d’importants dégâts matériels.

Le Secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Kivu a condamné cette attaque, estimant qu’elle visait une infrastructure civile. Dans un communiqué, son commandement affirme que les drones auraient été pilotés depuis le Rwanda et attribue l’attaque aux forces associées au M23-Twirwaneho/AFC.

« Le Commandant du Secteur Opérationnel Sukola 2 Sud-Kivu rassure la population de la détermination des FARDC à la protéger contre toute menace attribuée aux RDF et annonce qu’une riposte appropriée sera réservée à ces attaques », a déclaré le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu.

Le colonel Apoko Bangala Michel, commandant du Secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Kivu, a également condamné ce qu’il présente comme une attaque contre une infrastructure civile, en référence aux obligations prévues par le droit international humanitaire et aux engagements issus des accords de Washington.

Ce jeudi 20 août, les tirs signalés à partir de 6h45 dans les villages de Rugezi, Nyaruhinga et Mukoko prolongent ainsi une série d’incidents armés enregistrés ces derniers jours dans le territoire de Fizi. Les autorités militaires restent mobilisées dans cette partie du Sud-Kivu, tandis que les populations civiles de l’axe de Minembwe demeurent exposées aux conséquences des affrontements.

Dans la nuit du 18 au 19 août, l’attaque contre l’hôtel Mwalu avait déjà fait deux blessés graves. Les nouveaux combats signalés ce jeudi interviennent donc moins de 48 heures après ces bombardements, maintenant une forte tension dans plusieurs localités du territoire de Fizi, situé dans l’est de la RDC, entre les territoires de Mwenga, Uvira et la région de Minembwe, non loin des frontières burundaise et rwandaise.

La rédaction

0 Comments

Leave a comment