À Walikale, la protection de la biodiversité est de plus en plus considérée comme un secteur pouvant contribuer au développement des communautés. Cette question a été au centre d’une réunion de restitution organisée samedi 15 août 2026 par la Coordination territoriale de la Société civile Forces Vives de Walikale.
La rencontre portait sur les activités réalisées par la Dian Fossey Gorilla Fund, DFGF, à Nkuba, dans le groupement Wassa, secteur des Wanianga.
Des représentants de la communauté, des leaders locaux, des députés nationaux et provinciaux élus de Walikale ainsi qu’un délégué du ministère de l’Environnement et du Développement durable ont pris part à cette rencontre.
Selon les participants, les résultats présentés à Nkuba montrent que la conservation ne doit pas être limitée à la protection des animaux et des forêts. Elle peut également contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et ouvrir de nouvelles possibilités économiques.
Les échanges ont notamment porté sur les efforts de restauration des espèces animales et végétales menacées ainsi que sur la préservation des habitats naturels.
Pour les participants, Walikale dispose d’un important patrimoine écologique qui pourrait constituer un autre moteur de développement, en complément des activités minières.
Fiston Misona, président de la Société civile de Walikale, estime que les initiatives de conservation doivent être davantage connues par les populations.
“La conservation doit être comprise comme une opportunité pour Walikale. La protection de notre biodiversité peut contribuer au développement de notre territoire, à condition que les communautés soient informées, impliquées et qu’elles puissent tirer profit des initiatives mises en place, » a-t-il déclaré.
Il plaide ainsi pour une collaboration plus étroite entre les structures de conservation, les communautés locales, les autorités et les organisations de la société civile.
Pour les participants, l’intérêt de la conservation ne se mesure pas seulement au nombre d’espèces protégées. Elle permet aussi de sensibiliser la population à la valeur des ressources naturelles et de promouvoir une gestion responsable des forêts.
Les acteurs réunis à cette occasion ont toutefois relevé certains défis, notamment le manque de communication régulière entre les responsables de la conservation et les communautés.
Ils recommandent donc la création d’un mécanisme permanent de dialogue afin de permettre aux populations de mieux comprendre les projets, d’exprimer leurs préoccupations et de participer aux décisions qui concernent leur environnement.
Fiston Misona insiste également sur la nécessité de renforcer la communication autour des résultats obtenus.
*_”Les résultats de la conservation doivent être davantage expliqués et partagés avec les communautés. Un dialogue régulier permettra de renforcer la confiance et de faire de la population un véritable partenaire de la conservation,”_* a-t-il souligné.
La réunion a également été l’occasion d’appeler les partenaires techniques et financiers à investir davantage dans les initiatives combinant protection de l’environnement et développement communautaire à Walikale.
Les participants estiment que le territoire possède des potentialités dans plusieurs domaines, notamment la recherche, l’écotourisme, la protection des forêts et les activités économiques compatibles avec la préservation de l’environnement.
Ils souhaitent toutefois que ces initiatives produisent des bénéfices concrets pour les populations riveraines.
À travers cette rencontre, la Société civile entend renforcer le plaidoyer en faveur d’un modèle de développement qui associe exploitation responsable des ressources, protection de la biodiversité et amélioration du bien-être des communautés.
Pour les participants, l’expérience menée à Nkuba pourrait ainsi servir de référence pour développer d’autres initiatives à Walikale.
L’objectif, à terme, est de faire de la conservation un véritable outil de développement durable, tout en garantissant la protection du patrimoine naturel du territoire au profit des générations présentes et futures.
La redaction

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