L’insalubrité est au cœur du 7ᵉ Congrès des Femmes Leaders ouvert ce mardi 4 août 2026 à Silikin Village, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, où femmes, autorités, experts et partenaires recherchent des solutions pour l’assainissement, la santé, le climat et l’entrepreneuriat féminin.
« Aujourd’hui, nous faisons face à de nombreux défis : la salubrité, la pollution, le changement climatique, les maladies liées à l’environnement dégradé, ainsi que le chômage qui touche particulièrement les femmes et les jeunes. Face à ces réalités, nous avons choisi d’agir plutôt que de subir. Nous sommes convaincues que les femmes ne doivent plus être considérées comme uniquement victimes de crises environnementales, mais comme de véritables actrices du changement. Elles possèdent les compétences, le courage et la créativité nécessaires pour bâtir des solutions durables, créer des entreprises vertes, protéger l’environnement et contribuer au développement économique de notre pays. À travers ces congrès, nous voulons également construire une dynamique nationale de femmes engagées pour l’assainissement, la santé, le climat et l’économie verte. Cette dynamique sera un espace de collaboration, de plaidoyer, de formation et d’actions concrètes au service de nos communautés. J’invite chacune et chacun d’entre nous à participer activement aux échanges, à partager vos expériences, et à faire émerger des recommandations concrètes qui comptent », a déclaré Medi Misuani, coordonnatrice nationale du Congrès international congolais (CIC ASBL).
Placée sous le thème « De l’insalubrité à la création d’entreprise : quand les femmes se décident d’agir pour l’assainissement, la santé et le climat », cette 7ᵉ édition se déroule du 4 au 5 août 2026.
Elle vise à mobiliser les femmes leaders, les institutions publiques, les experts, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile autour d’une vision commune : faire de l’assainissement un véritable moteur de l’économie verte et du développement social en République démocratique du Congo.
Les organisateurs estiment que les déchets et les défis liés à la salubrité ne doivent plus être uniquement considérés comme des contraintes, mais comme des opportunités de création d’emplois, d’innovation et d’entrepreneuriat, particulièrement pour les femmes et les jeunes.
Marraine de cette édition et directeur général adjoint du Fonds National Congolais pour l’Habitat(FONHAB) , Pascaline Zamunda a insisté sur la nécessité de passer des réflexions aux actions concrètes.
« Ce congrès met un accent particulier sur l’implication de la femme dans la promotion de la salubrité, en luttant contre l’insalubrité et en proposant des solutions concrètes et innovantes. La femme a toujours été au cœur des grandes questions sociales et sociétales. Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin en réfléchissant à des solutions concrètes qui permettront de répondre efficacement à cette problématique », a-t-elle indiqué.
Selon elle, les travaux du congrès ne doivent pas s’arrêter aux échanges en salle. Plusieurs initiatives seront développées sur le terrain afin de renforcer la sensibilisation des communautés et de promouvoir des pratiques durables en matière d’assainissement à Kinshasa avant leur extension dans d’autres provinces du pays.
Pour Pascaline Zamunda, la femme demeure un acteur incontournable dans la transformation des comportements liés à la gestion des déchets grâce à son rôle central au sein des ménages.
« L’insalubrité est une responsabilité collective qui concerne les femmes, les hommes et les jeunes. Mais lorsque la femme prend conscience de son rôle, elle devient un véritable moteur de changement. Si chaque femme s’engage à adopter les bonnes pratiques, une grande partie de cette insalubrité pourra progressivement être transformée en salubrité », a-t-elle affirmé.
Au-delà de la sensibilisation, le Congrès international congolais entend promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans les secteurs du recyclage, de la valorisation des déchets, de l’assainissement et de l’économie verte, tout en renforçant les partenariats entre les pouvoirs publics, les acteurs privés et les organisations citoyennes.
« Nous voulons travailler avec les institutions publiques et tous ceux qui sont déjà engagés dans cette dynamique. Si les pouvoirs publics, les organisations, les communautés et les citoyens s’impliquent pleinement, nous pourrons améliorer durablement la salubrité de Kinshasa et de toute la République démocratique du Congo », a soutenu Pascaline Zamunda.
Située dans l’ouest de la République démocratique du Congo, sur la rive gauche du fleuve Congo, Kinshasa fait face depuis plusieurs années à d’importants défis liés à la gestion des déchets urbains et à l’assainissement. Malgré les différentes campagnes de salubrité lancées par les autorités, la capitale congolaise demeure confrontée à l’accumulation des immondices dans plusieurs quartiers.
Organisé les mardi 4 et mercredi 5 août 2026, le 7ᵉ Congrès des Femmes Leaders entend ainsi renforcer l’implication des femmes dans la recherche de solutions durables en faisant de l’économie verte un levier de création d’emplois et d’amélioration du cadre de vie.
Elisé Kant

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