Le litre d’essence est désormais vendu à 7 000 francs congolais à Mwene-Ditu, dans la province de Lomami. Cette hausse, constatée en l’espace d’une semaine, résulte des difficultés d’approvisionnement, touche les revendeurs et les usagers, perturbe le transport urbain et réduit davantage le pouvoir d’achat des ménages.
« Nous vendions le litre d’essence entre 4 000 et 5 000 francs congolais il y a quelques jours seulement. Aujourd’hui, nous sommes obligés de le céder jusqu’à 7 000 francs en raison des difficultés d’approvisionnement et de l’augmentation du coût d’achat auprès des fournisseurs », a déclaré Paul Kalonji, revendeur de carburant.
Le commerçant explique que cette augmentation ne relève pas d’une décision des détaillants, mais des contraintes imposées par le marché de l’approvisionnement.
« Cette hausse ne dépend pas de notre volonté. Nous sommes contraints d’adapter les prix pour éviter de travailler à perte. Les quantités disponibles deviennent de plus en plus limitées et les frais liés à l’acheminement du produit ont également augmenté », a-t-il ajouté.
La flambée du prix de l’essence se répercute déjà sur plusieurs secteurs d’activité, notamment le transport urbain. Les conducteurs de taxi-moto, principaux consommateurs du carburant dans la ville, supportent désormais des coûts plus élevés pour s’approvisionner.
« Les conducteurs de taxi-moto viennent se ravitailler à des coûts plus élevés qu’auparavant. Ils répercutent naturellement cette hausse sur les tarifs de transport, ce qui complique davantage les déplacements des habitants », a renchéri Paul Kalonji.
Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée de la part de la Fédération des entreprises du Congo sur les causes de cette tension observée sur le marché du carburant à Mwene-Ditu.
Cette hausse intervient alors qu’il y a à peine une semaine, le litre d’essence se négociait encore entre 4 000 et 5 000 francs congolais dans la ville. En quelques jours seulement, le prix a augmenté de près de 75 %, une évolution qui alourdit les charges des transporteurs et accentue les difficultés économiques des ménages.

0 Comments