Des bombardements signalés depuis la nuit du mardi 16 au mercredi 17 juin 2026 dans plusieurs villages de Minembwe et des hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu, suscitent de vives inquiétudes parmi les habitants et plusieurs observateurs qui s’interrogent sur l’évolution de la situation sécuritaire dans cette région.
Selon plusieurs sources citées dans la région, quatre drones présentés comme étant de type TB2 auraient été déployés à partir de 23 heures dans la nuit du mardi. Ces mêmes sources rapportent que des bombardements auraient visé plusieurs villages habités situés dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, notamment à Minembwe et dans les localités environnantes.
D’après ces informations, les frappes se seraient poursuivies durant toute la nuit jusqu’en avant-midi de ce mercredi 17 juin. Aucune communication officielle indépendante n’était disponible au moment de la rédaction de cet article pour confirmer le bilan humain ou matériel de ces événements.
Les allégations relayées sur place alimentent de nombreuses réactions au sein de la population locale ainsi que parmi certains acteurs de la société civile. Plusieurs observateurs estiment que ces événements contrastent avec les engagements sécuritaires annoncés ces derniers mois dans le cadre des initiatives diplomatiques visant à réduire les tensions dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans leurs prises de parole, certains activistes et représentants de la société civile appellent les autorités congolaises à renforcer les mesures de protection des populations civiles vivant dans les zones exposées aux violences armées. Ils expriment également leurs préoccupations face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs territoires de l’Est du pays.
Sur le terrain, des habitants rapportent avoir vécu une nuit d’angoisse, marquée par des explosions et une forte inquiétude quant à l’évolution de la situation. Plusieurs familles auraient cherché refuge dans des zones jugées plus sûres, craignant une aggravation des violences.
Alors que les regards restent tournés vers Minembwe et les hauts plateaux de Fizi, les populations locales attendent des clarifications des autorités compétentes ainsi que des mesures susceptibles de garantir leur sécurité.
Ces nouvelles inquiétudes surviennent dans une région qui demeure l’une des plus affectées par l’instabilité sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Au cours des dernières années, les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira ont régulièrement enregistré des déplacements de populations, des affrontements armés et des tensions communautaires, poussant des milliers de familles à vivre dans une situation humanitaire et sécuritaire particulièrement fragile.
La rédaction

0 Comments