RDC : les FARDC dénoncent la poursuite des attaques du M23 malgré les processus de paix

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La poursuite des attaques menées par l’AFC/M23 dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été dénoncée samedi 6 juin 2026 à Kinshasa par les FARDC, qui estiment que les processus de paix de Washington et de Doha n’ont pas encore permis de mettre fin aux hostilités ni d’améliorer la situation sécuritaire.

Au cours d’un point de presse, le porte-parole intérimaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, a dressé un état des lieux préoccupant de la situation dans la partie orientale du pays.

« En dépit des efforts diplomatiques engagés aux niveaux national, régional et international ainsi que des engagements pris dans le cadre des processus de Washington et de Doha, la coalition RDF/AFC/M23 poursuit ses actions hostiles contre la République démocratique du Congo », a déclaré l’officier.

Selon les FARDC, plusieurs localités du Nord-Kivu ainsi que les Hauts Plateaux de Fizi et d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, continuent d’être affectés par des attaques récurrentes visant aussi bien les populations civiles que certaines positions militaires.

L’armée affirme que ces actions entraînent des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et d’importants dégâts matériels dans les zones touchées.

« Dans plusieurs localités du Nord-Kivu ainsi que dans les Hauts Plateaux de Fizi et d’Uvira au Sud-Kivu, ces forces continuent de s’en prendre aux populations civiles et à certaines positions des Forces Armées de la République démocratique du Congo, causant des pertes en vies humaines, des déplacements de populations et d’importants dégâts matériels », a souligné le porte-parole intérimaire des FARDC.

Les FARDC ont également dénoncé des attaques répétées contre certaines infrastructures stratégiques du pays, notamment l’aéroport international de Bangboka à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

« La coalition RDF/AFC/M23 poursuit également ses attaques contre certaines infrastructures stratégiques nationales. À plusieurs reprises, elle a recouru à l’utilisation de drones pour cibler l’aéroport international de Bangboka à Kisangani », ont indiqué les FARDC.

Pour l’armée congolaise, ces attaques illustrent la persistance d’une menace qui continue de peser sur la sécurité nationale et le fonctionnement des installations essentielles de l’État.

« Ces attaques répétées témoignent de la persistance de la menace que cette coalition continue de faire peser sur la sécurité du pays ainsi que sur des infrastructures essentielles au fonctionnement de l’État. Elles traduisent également sa volonté de maintenir une pression permanente sur les populations et sur les dispositifs de défense déployés par les Forces Armées de la République démocratique du Congo », a expliqué l’armée.

Face à cette situation, les FARDC assurent avoir renforcé les dispositifs de surveillance et de sécurisation autour des sites sensibles.

« Les Forces Armées de la République démocratique du Congo demeurent vigilantes face à cette menace et poursuivent les mesures nécessaires à la sécurisation des infrastructures stratégiques ainsi qu’à la protection des populations civiles », ont-elles affirmé.

Au cours de cette communication, les FARDC ont également accusé l’AFC/M23 de ne pas respecter les engagements pris dans le cadre des différents cessez-le-feu négociés sous médiation internationale.

« Les Forces Armées de la République démocratique du Congo rappellent également que la coalition RDF/AFC/M23 a, à plusieurs reprises, violé les engagements de cessez-le-feu auxquels elle avait pourtant souscrit. Malgré les efforts continus déployés pour favoriser un règlement pacifique de la crise, cette coalition poursuit ses offensives et multiplie les provocations, compromettant les perspectives de stabilisation durable dans la région », ont déclaré les FARDC.

L’armée a également dénoncé la poursuite de campagnes de désinformation destinées, selon elle, à déformer les réalités observées sur le terrain et à brouiller la compréhension de la crise.

« Les Forces Armées de la République démocratique du Congo constatent par ailleurs la poursuite de campagnes de désinformation destinées à travestir la réalité de la situation sur le terrain et à inverser les responsabilités », ont soutenu les FARDC.

Réaffirmant leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays, les forces gouvernementales ont assuré poursuivre leurs missions conformément à la Constitution, aux lois de la République et aux engagements internationaux de la RDC.

Le lieutenant-colonel Mak Hazukay a rappelé que la situation sécuritaire nationale reste largement influencée par les conséquences de la guerre qui affecte l’Est du pays ainsi que par les activités des groupes armés opérant dans plusieurs provinces.

« De manière générale, la situation sécuritaire demeure marquée par les conséquences persistantes de la guerre d’agression que subit la République démocratique du Congo dans sa partie orientale, ainsi que par les activités des groupes armés et terroristes opérant dans certaines zones du territoire national », a-t-il indiqué.

Cette déclaration intervient alors que les efforts diplomatiques menés à travers l’Accord de Washington et le processus de Doha peinent toujours à produire les résultats attendus.

Malgré plusieurs cycles de négociations et des engagements pris par les différentes parties, les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones de l’Est. Depuis plus de trois décennies, cette partie du territoire congolais demeure confrontée à une instabilité chronique qui a provoqué des millions de déplacés internes et une grave crise humanitaire, faisant de la paix durable l’un des principaux défis de la région des Grands Lacs.

Rédaction

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