Dans le cadre du renforcement de la coopération entre la République démocratique du Congo et l’Algérie, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a conduit une délégation congolaise dans les installations de Sonatrach à Alger. Cette visite stratégique vise à s’imprégner du savoir-faire algérien afin de développer l’industrie pétrolière congolaise.
Selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures consulté par notre rédaction, cette mission s’inscrit dans la dynamique de consolidation des relations bilatérales entre les deux pays dans le secteur énergétique.
« La ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, s’est inspirée du modèle algérien en poursuivant le processus de renforcement de la coopération entre les deux États dans le secteur des hydrocarbures à travers une visite d’immersion à portée stratégique dans les installations de la société nationale algérienne du pétrole, Sonatrach », précise le document.
La délégation congolaise a été reçue par le Président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, entouré de ses principaux collaborateurs. Les échanges ont porté sur une présentation détaillée des activités du géant pétrolier algérien, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’exploration à l’aval pétrolier.
Cette visite de terrain intervient quelques jours après la signature, samedi dernier, d’un mémorandum d’entente entre la RDC et l’Algérie. L’objectif est de comprendre les mécanismes qui ont permis à Sonatrach de devenir un acteur majeur de l’industrie pétrolière africaine et mondiale, afin d’en tirer des enseignements utiles pour le développement du secteur congolais des hydrocarbures.
Le choix de Sonatrach comme modèle d’inspiration n’est pas fortuit. Première entreprise pétrolière d’Afrique et parmi les plus importantes compagnies énergétiques du monde, elle emploie près de 200 000 personnes et compte plus de 150 filiales et participations à travers plusieurs pays. L’entreprise représente à elle seule environ 26 % du produit intérieur brut de l’Algérie et génère près de 50 % des recettes fiscales de l’État.
Sonatrach offre ainsi à la RDC une feuille de route inspirante
Le groupe algérien maîtrise l’ensemble de la chaîne pétrolière, allant de l’exploration à la production, en passant par le transport par canalisation, le raffinage, la pétrochimie et la commercialisation des produits énergétiques.
Alors que le gouvernement congolais ambitionne de redynamiser la Société nationale des hydrocarbures du Congo (Sonahydroc) et de maximiser les retombées économiques de ses ressources naturelles, ce rapprochement avec le leader africain du secteur pourrait ouvrir une nouvelle ère pour l’industrie pétrolière nationale.
Pour la RDC, un partenariat de cette nature est susceptible de favoriser la valorisation des ressources naturelles, le renforcement des infrastructures énergétiques ainsi que l’accroissement des revenus publics. À titre de comparaison, le secteur pétrolier congolais demeure encore faiblement exploité malgré un potentiel important, tandis que l’expérience de Sonatrach a permis à l’Algérie de faire des hydrocarbures l’un des principaux moteurs de son économie nationale.

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