Ebola-RDC: un médecin américain confirmé positif en Ituri

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Un médecin américain a été confirmé parmi les nouveaux cas d’Ebola en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ce lundi 18 mai 2026.

« Dans les 6 échantillons venus de Bunia, il y a même un Américain. C’est un médecin américain positif. Il travaille là-bas pour une mission protestante », a déclaré le professeur Jean-Jacques Muyembe.

Le directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) a confirmé que plusieurs échantillons analysés ce jour sont positifs, incluant des cas provenant de Bunia et de Butembo-Katwa, confirmant ainsi la persistance active de la transmission dans plusieurs foyers.

« Aujourd’hui nous avons reçu des échantillons, on a fait 8 échantillons dont deux venus de Butembo Katwa et les deux sont positifs, 6 venus de Bunia et 4 se sont révélés positifs », a-t-il ajouté.

Le professeur Muyembe a également annoncé le déploiement d’un laboratoire mobile afin de renforcer les capacités de dépistage sur le terrain, notamment à Bunia, où un centre scientifique existant sera appuyé pour accélérer les analyses.

« Une équipe est déjà sur terrain. D’ici demain ou après-demain, ils vont commencer à analyser les échantillons sur place avec le laboratoire mobile déjà monté sur place. À Bunia, il y a un grand labo que les Belges avaient laissé là-bas pour la peste », a-t-il précisé.

Selon les autorités sanitaires, la maladie à virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques, les objets contaminés ou encore les personnes infectées présentant des symptômes, mais ne se propage pas par voie aérienne.

Les symptômes les plus courants incluent une forte fièvre, des maux de tête intenses, des douleurs musculaires, une fatigue extrême, des vomissements, des diarrhées, des saignements inexpliqués ainsi qu’une faiblesse générale. Les autorités insistent également sur la nécessité d’éviter les pratiques d’enterrement non sécurisées, souvent à l’origine de nouvelles chaînes de contamination.

Dans le passé, la RDC a déjà été confrontée à de multiples flambées d’Ebola depuis 1976, faisant de cette nouvelle résurgence la 17ᵉ épidémie enregistrée dans le pays.

Les précédentes vagues avaient causé des dizaines de milliers de cas cumulés, avec la souche Zaïre identifiée comme la plus meurtrière, mais aussi la seule disposant à ce jour d’un vaccin et d’un traitement validés par les chercheurs, dont le professeur Muyembe lui-même.

Rédaction

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