La route Nziyapanda–Mangurudjipa dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, l se trouve dans un état de dégradation alarmant, plongeant les habitants dans de sérieuses difficultés de mobilité et d’approvisionnement.
La société civile du secteur de Mangurudjipa hausse le ton. Son président, Kakule Kagheni Samuel, décrit un axe routier presque impraticable, marqué par des ponts fragilisés, des tronçons envahis par la boue et des systèmes de drainage totalement bouchés.
“Aujourd’hui, même les motos peinent à passer. Des véhicules restent coincés pendant des heures, parfois des jours entiers. Certaines zones sont pratiquement coupées du reste du territoire.”
Les usagers de la route confirment cette réalité. Les conducteurs de taxi-motos, en première ligne, dénoncent des conditions de travail devenues risquées et peu rentables.
“Chaque déplacement est un pari. On dépense énormément pour réparer nos motos, et nos recettes diminuent fortement.”
Au-delà de la circulation, c’est toute l’économie locale qui vacille. Cet axe est essentiel pour l’évacuation des produits agricoles. Mais aujourd’hui, les récoltes s’accumulent dans les villages, faute de transport.
“Nos produits se gâtent sur place. Et quand on trouve un moyen de transport, les prix sont trop élevés. On travaille à perte.”
Cette situation entraîne également une hausse des prix des denrées sur les marchés et complique l’accès aux produits de première nécessité pour les populations.
Face à cette crise, la société civile appelle à une intervention immédiate de l’entreprise en charge des travaux, tout en sollicitant l’implication des autorités pour réhabiliter cet axe vital.
Sans action rapide, préviennent les acteurs locaux, l’isolement de Mangurudjipa risque de s’aggraver, avec des conséquences encore plus lourdes sur le plan économique et social.
La rédaction

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